Le vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l'Université de Sherbrooke, Alain Webster, et le président de la Société de transport de Sherbrooke, Bruno Vachon, ont annoncé la création d'un Observatoire sur la mobilité durable.

La Ville et l'UdeS créent l'Observatoire sur la mobilité durable

La Ville de Sherbrooke et l'Université de Sherbrooke s'unissent pour créer l'Observatoire sur la mobilité durable. Concrètement, il s'agira d'un moyen d'évaluer si le développement en matière de mobilité durable est approprié ou si les orientations doivent être corrigées.
L'annonce a été faite mercredi en marge du Forum sur la mobilité intelligente.
« On essaie d'avoir des indicateurs pour savoir si nous faisons les bonnes choses et si nous prenons les bonnes décisions. Nous avons l'enquête Origine-Destination que le ministère des Transports fait. C'est beaucoup de données, mais nous avons de la difficulté à évaluer notre performance et voir notre évolution pour savoir si on va au bon endroit. Avec ces indicateurs, nous voulons évaluer tous les ans ou tous les deux ans si nos actions entraînent des résultats », explique Bruno Vachon, président de la Société de transport de Sherbrooke.
« On espère ramener l'expertise des professeurs et l'intérêt des étudiants à travailler sur les enjeux spécifiques de la mobilité durable, pour pouvoir proposer de nouvelles approches, pour pouvoir proposer de nouveaux modèles », précise Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales et vice-recteur au campus de Longueuil à l'Université de Sherbrooke.
L'entente de trois ans nécessite des investissements de 40 000 $ annuellement par la Ville de Sherbrooke. C'est la professeure Lynda Bellalite qui dirigera les premières études.
« Les gens se déplacent d'où à où? Quels sont leurs modes de transport? Combien sont-ils dans leur voiture? Ce sont un peu les questions que nous nous poserons. La planification urbaine sera plus facile à la lumière de ces résultats. L'enquête Origine-Destination donne un projet très global, mais il y a toujours un décalage dans la production de ces rapports. Dans ce cas-ci, ce sera plus précis et nous dicterons ce que nous voulons savoir. Nous pourrons aligner nos recherches. Nous nous donnons une souplesse et une flexibilité. »
M. Webster prévient que les résultats et les réalisations concrètes arriveront progressivement. « Dans un premier temps, ce sont les indicateurs que nous développerons. Nous pensons identifier un ensemble de stratégies intéressantes pour collectivement aller très loin et refaire de cette région une référence en mobilité durable.
« Nous ne voulons pas faire seulement de la gestion à l'échelle de l'Université mais ramener l'expertise professorale autour de la table pour aller plus loin collectivement et contribuer au rayonnement de l'Université de Sherbrooke. À la fin de l'exercice, nous espérons avoir des stratégies plus efficaces. Il faudra accepter de corriger les lacunes, pas se dire que tout est acquis et qu'on ne bouge pas. Ensuite il y aura un choix politique en matière d'investissements. »
Bruno Vachon ajoute que la Ville investit déjà plus qu'avant. « Le but n'est pas nécessairement de faire plus de projets. C'est de savoir si ceux qu'on fait sont les bons. »