La Ville cherche à protéger le cadre bâti d’un quartier où les maisons ont été construites entre 1960 et 1980.
La Ville cherche à protéger le cadre bâti d’un quartier où les maisons ont été construites entre 1960 et 1980.

La Ville encadrera l’architecture du secteur de l’Université

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
SHERBROOKE — La Ville de Sherbrooke ne veut plus de constructions ou de rénovations de bâtiments qui s’intègrent difficilement dans l’architecture existante du quartier de l’Université de Sherbrooke. Elle propose de modifier son règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale pour que tous les projets de ce secteur soient soumis à l’approbation du comité consultatif d’urbanisme.

En termes techniques, une nouvelle zone sera soumise à un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) pour encadrer les transformations d’un secteur qui est qualifié de hautement dynamique. 

« C’est une très bonne nouvelle pour les résidants qui vivent dans des milieux bâtis des années 1960 à 1980 et dont les maisons représentent un patrimoine unique qui mérite d’être protégé. Je suis très fier du résultat. J’ai eu à vivre une situation dans mon district, qui a suscité bien des réactions à la suite de la construction d’un immeuble qui s’intégrait moins bien dans le cadre bâti du secteur », explique le conseiller Paul Gingues. 

Dans les documents municipaux, on donne l’exemple d’immeubles à logements de plusieurs étages ayant une allure moderne, mais ayant été construit à côté de petites maisons de brique rouge.

Les immeubles concernés par cette nouvelle mesure se situent dans le quadrilatère formé des rues Marie-Léonie, Galt Ouest, Desnoyers et Roy, en plus du secteur délimité par la rue Caron, le boulevard de l’Université et la rue Béliveau.

« Les zones ciblées dans le quartier universitaire sont celles dont les usages autorisés sont plus hétérogènes. En effet, celles-ci sont plus propices à subir des transformations de leurs cadres bâtis dans une optique de densification des bâtiments existants ou encore de la construction neuve. Ce phénomène est moins propice dans les zones voisines où seules les habitations unifamiliales isolées sont autorisées », lit-on dans les documents municipaux. 

Paul Gingues a souligné l’ouverture de la division de l’urbanisme dans ce dossier et estime que le patrimoine immobilier de son district sera ainsi mieux protégé. 

« Toute demande de modification ou de construction devra passer par le comité consultatif d’urbanisme de l’arrondissement et le comité consultatif d’urbanisme central », conclut-il.