Pierre Avard, le conseiller du district du Pin-Solitaire, croit que la Ville de Sherbrooke devra évaluer la possibilité d’offrir une aide au Cégep de Sherbrooke pour la réfection de sa piscine.

La Ville doit aider le Cégep, plaide Pierre Avard

Pierre Avard, le conseiller du district du Pin-Solitaire, où se trouve le Cégep de Sherbrooke, croit que la Ville de Sherbrooke devra évaluer la possibilité d’offrir une aide à l’institution pour la réfection de sa piscine. La demande de subvention de 2 M$ du Cégep n’a pas été retenue parmi les candidatures déposées au programme de soutien aux installations sportives et récréatives.

La Ville de Sherbrooke s’était engagée à verser 1,05 M$ pour réparer la piscine du CAP, une aide conditionnelle à un appui financier du gouvernement du Québec. Les infrastructures aquatiques ont été construites en 1974 et nécessitent une réfection majeure. Des travaux doivent être effectués d’ici deux ou trois ans, sans quoi la piscine pourrait être fermée. 

« Tout l’argent provenant du programme a été mis dans les pistes de l’Université de Sherbrooke. C’est un peu désolant. Il y avait deux projets dans l’est de la ville mais nous n’avons rien obtenu. La piscine, c’est vraiment une préoccupation. Si nous ne sommes pas en mesure d’obtenir du financement, il pourrait y avoir une fermeture parce que les cours de piscine ne sont pas obligatoires », commente M. Avard.

Pierre Avard rappelle que la piscine du CAP est le seul bassin d’eau ouvert à l’année dans l’est. « Sa fermeture pourrait avoir un effet dévastateur. Le gouvernement favorise l’élite avec l’université alors que la piscine du CAP s’adresse à toute la population. Je ne peux pas parler pour le maire, mais on ne peut pas se permettre de perdre cet acquis que les citoyens utilisent massivement. Nous ne sommes pas rendus à l’étude du budget, mais on doit regarder cet aspect. Les candidats aux élections devraient tout de suite nous donner l’heure juste. »

Interrogé sur ce dossier en marge d’un point de presse, le ministre responsable de l’Estrie, Luc Fortin, précise qu’on ne compte qu’un seul programme pour les infrastructures sportives au gouvernement du Québec. 

« Le fait est que le projet a été évalué C. C’est la note qui a été donnée par l’évaluation des fonctionnaires. Seuls les projets cotés A ont été acceptés à travers le Québec, et quelques projets qui ont eu un B. Ce que j’ai dit au Cégep, c’est qu’on va continuer à les accompagner, ce que j’avais fait dans le cadre du dernier appel de projets », commente M. Fortin. Il note aussi que l’évaluation est toujours relative aux autres projets déposés. « Plusieurs ont été acceptés quand même (…) Ce n’est pas impossible que dans un prochain appel de projets, celui du Cégep puisse être accepté. » AVEC ISABELLE PION