La Ville dit non aux mini-segways

L'apparition de nombreux véhicules jouets au cours des dernières années a amené les élus et le Service de police de Sherbrooke à s'interroger. Entre autres, les mini-segways, aussi appelés hoverboards, sont-ils permis sur les voies de circulation traditionnelles?
<p>Marc Denault</p>
«À la suite de la période des Fêtes, on a vu sous plusieurs arbres de Noël des mini-segways, ou hoverboards. Ce sont des espèces de planches à roulettes activées par des moteurs électriques. Beaucoup se posaient la question, dont M. le maire, à savoir si ce sont des véhicules qui peuvent circuler sur les trottoirs ou les pistes cyclables. Le dossier a été amené au comité de la sécurité publique», résume Marc Denault, président dudit comité.
«À la suite de l'analyse qui a été effectuée par le Service de police de Sherbrooke (SPS), c'est considéré comme une planche à roulettes. Nous demandons donc aux utilisateurs d'aller dans les parcs de planches à roulettes ou dans les endroits privés. Sur les trottoirs, les pistes cyclables, les pistes multifonctionnelles ou les promenades urbaines, ce n'est pas permis», ajoute-t-il.
Le code de la sécurité routière interdit l'usage sur la chaussée de patins, de skis, d'une planche à roulettes ou d'un véhicule jouet.
Le mini-segway peut atteindre une vitesse de 15 km/h et peut représenter un danger pour ses utilisateurs et son entourage, fait valoir le rapport présenté par le SPS.
Réal Hétu, rédacteur du rapport, indique avoir visionné plusieurs vidéos sur YouTube. «Je vous invite à faire de même», lance-t-il aux élus. «Vous serez alors convaincus comme moi qu'il faut interdire l'usage de ces engins pour la sécurité des utilisateurs, mais aussi pour toutes les personnes qui pourraient se retrouver à proximité de ces engins.»