La Ville de Sherbrooke compte ériger un mur végétal entre l’entreprise Fabridor et les résidences de la rue Yamaska.
La Ville de Sherbrooke compte ériger un mur végétal entre l’entreprise Fabridor et les résidences de la rue Yamaska.

La Ville construira un écran végétalisé derrière l’entreprise Fabridor

La Ville de Sherbrooke érigera un écran végétalisé derrière l’entreprise Fabridor, au bout de la rue Robitaille, pour réduire les bruits qui incommodent les citoyens de la rue Yamaska, à l’arrière. La solution a été accueillie positivement par les citoyens lors d’une rencontre tenue mercredi soir.

La proposition fera l’objet d’une résolution au conseil municipal du 17 août pour que les élus entérinent le budget nécessaire, qui devrait varier entre 80 000 et 120 000 $. Les travaux pourraient être effectués dès cet automne. 

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Yves Tremblay, directeur du Service de la planification et de la gestion du territoire, rapporte que les élus ont étudié le dossier lundi à huis clos et qu’ils ont donné leur accord à majorité pour procéder avec cette solution. « L’écran est constitué de laine de roche et de tiges de saule. Nous y ferons pousser des plantes grimpantes. Comme il s’installe en panneaux, si jamais nous n’en avons plus besoin à cet endroit, nous pourrons le retirer et l’utiliser ailleurs. »

Parce que les résidences sont surélevées par rapport à l’usine, l’écran de trois mètres de haut et de quatre-vingts mètres de longueur sera construit plus proche des maisons sur un terrain appartenant à la Ville. La municipalité se fera accompagner par un acousticien dans le processus.

Alors que l’entreprise Fabridor a manifesté le souhait de déménager, la Ville compte revoir le zonage de ce terrain, qui demeurera industriel, pour assurer la quiétude des résidents. « Nous reverrons la fourchette des activités qui seront permises. »

La citoyenne Hélène Lemire, qui demande des mesures d’atténuation du bruit depuis plusieurs années, se dit satisfaite de l’initiative de la Ville. « L’an dernier, j’avais suggéré un écran végétal à la conseillère Évelyne Beaudin. J’avais vu une compagnie qui en produisait, à la télé, et les tests pour réduire les bruits des autoroutes, par exemple, étaient assez efficaces. »

Mme Lemire avait lancé un cri du cœur, lundi au conseil municipal, lors de la période de questions. Dans une communication écrite à l’intention des élus, elle déplorait qu’elle devait vivre avec le bruit depuis cinq ans. 

« À maintes tentatives les citoyens de la rue Yamaska vous ont fait part de la nuisance par le bruit de l’entreprise Fabridor. Plusieurs démarches ont été faites. Ce sera le cinquième été que nous subirons la nuisance par le bruit. Des constats d’infraction ont été délivrés, mais suspendus sous prétexte que la situation se règlerait en collaboration entre la Ville, les citoyens et l’entreprise. Cela fait trop longtemps et la situation n’est pas réglée de façon satisfaisante », disait Mme Lemire.  

Elle ajoutait que les citoyens de son secteur avaient signé une pétition récemment pour manifester leur ras-le-bol. « C’est notre cinquième été d’enfer. Nous ne connaissons aucune quiétude et nous ne pouvons profiter de nos cours arrière », exprimait-elle. 

« On espère que ce sera le dernier été avec du bruit. Si on prévoit que cette solution sera efficace, je suis contente. J’avais dit que la prochaine fois, si la situation ne se réglait pas, j’irais faire du piquetage devant l’hôtel de ville avec une pancarte. Je suis tenace, mais je suis optimiste. Je retiens que la Ville prend en charge de régler le problème. C’est très encourageant. »