Le couple qui proposait d’acheter le parc Willie-Bourassa-Auger, sur la rue du Perche dans le district de Brompton, a retiré son offre. La vocation de parc sera donc maintenue.

La Ville annule la vente du parc Willie-Bourassa-Auger

Le couple qui proposait d’acheter le parc Willie-Bourassa-Auger, sur la rue du Perche dans le district de Brompton, a retiré son offre. La vocation de parc sera donc maintenue.

Au conseil municipal lundi, il a été confirmé que la Ville de Sherbrooke avait reçu une demande valide pour la tenue d’un registre dans ce dossier. Rappelons que ce sont 195 signataires habitant dans la zone où se trouve le parc qui avaient demandé à la Ville de revoir sa décision de vendre le terrain. Les citoyens attendaient qu’une date soit fixée pour la tenue officielle d’un registre, qui aurait pu mener à un référendum.

Toutefois, les acheteurs potentiels ont demandé à la Ville, le 3 juillet dernier, de consentir à la résiliation de l’offre d’achat pour ce terrain. Les acheteurs, Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon, demandent en retour le remboursement de leur dépôt de 9140 $ par la Ville.

Les élus ont donc consenti à retirer le second projet de règlement qui aurait fixé la date d’un registre et à rembourser les acheteurs potentiels. Ils annulent du même coup la vente du terrain et lui rendent sa vocation de parc.

La conseillère Évelyne Beaudin, qui avait mené le combat pour la sauvegarde du parc, a remercié les citoyens qui sont montés au front. Elle a aussi remercié le couple qui s’est désisté. « Grâce à vous, les élus n’auront pas à se défendre d’avoir voulu vendre un parc. C’était la bonne chose à faire : revenir sur une décision qui n’était pas la bonne. »

Pas de leçon

Elle a aussi cherché à savoir si un arrondissement pouvait décider de vendre un parc sans en aviser le reste du conseil. La greffière Line Chabot a répondu que c’est le conseil qui doit décider de vendre un terrain de propriété municipale.

Le maire Steve Lussier dit que les élus ont suivi le processus décisionnel. « Je ne verrais pas pourquoi on en tirerait des leçons. On a pris une décision ensemble et nous avons suivi les étapes. Maintenant, il reste à voir ce que nous ferons dans le futur avec cette parcelle de terrain. Pour l’instant, je ne ferme la porte à rien. »

M. Lussier précise que le terrain ne sera probablement pas vendu. « Oui il y aura des investissements à mettre. Nous ne referons probablement pas les escaliers, mais il restera à voir ce que nous ferons comme aménagements. »

Pierre Avard y voit quant à lui un signe que le processus démocratique fonctionne.

En début de soirée, le citoyen François Villeneuve a remercié les conseillers qui s’étaient impliqués dans le dossier et « qui ont une vision de Sherbrooke étendue ». « Être conseiller, ce n’est pas seulement de s’occuper de son district, mais d’avoir une vision pour la ville. »

Le conseil avait initialement approuvé la vente du parc Willie-Bourassa-Auger pour un montant de 91 400 $. La vente était conditionnelle à un changement de zonage qui aurait permis la construction d’une résidence unifamiliale. Cette décision avait créé une commotion après son annonce en mai. 

En juin, Julie Olivier-Demers et Rémi Bisaillon s’étaient dits dépassés par l’ampleur de la saga. Ils craignaient alors la perte de leur dépôt dans l’éventualité où ils retireraient leur offre d’achat. 

Il n’a pas été possible de parler au couple concerné lundi. Le maire Steve Lussier a mentionné que la raison de son désistement resterait confidentielle.