Le 174 rue du Palais coûtera 868 535 $ à la Ville de Sherbrooke.

La Ville achète l'ancien Petit théâtre pour 1$

Après y avoir investi 80 000 $ en 2008, la Ville de Sherbrooke achètera le bâtiment situé au 174 rue du Palais pour la somme symbolique d’un dollar. Par contre, la Ville devra payer le solde de l’hypothèque des travaux qui y avaient été effectués par Commerce Sherbrooke au cours de la même année, un total de 868 535 $.

La Ville sera officiellement propriétaire de l’édifice en novembre prochain, soit à la fin du bail de 10 ans qui la liait avec Commerce Sherbrooke, propriétaire de l’immeuble depuis 1997. La Ville de Sherbrooke avait le choix de signer pour un autre bail de 10 ans ou d’acheter l’immeuble patrimonial ayant été construit en 1916.

Le bâtiment vaut entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Cependant, la Ville n’a pas le droit de revendre ce qui abrite actuellement le Service des ressources humaines. Lorsque l’Université de Sherbrooke avait vendu le 174 rue du Palais en 1997, elle avait ajouté une clause mentionnant « (...) qu’aucune revente de l’immeuble ne serait permise sans l’autorisation de l’Université, à l’exception d’une revente à la Ville », peut-on lire dans le sommaire décisionnel. 

Cette clause reste donc en vigueur, ce qui obligerait la Ville à obtenir l’accord de l’Université de Sherbrooke si elle veut vendre.

L’agent des affaires immobilières et foncières à la Ville de Sherbrooke, Israël Martineau, assure que la Ville sortira gagnante de cet achat. 

« La Ville va économiser environ 20 000 $ par année, en tenant compte des subventions accordées à Commerce Sherbrooke. Le profit net qu’ils perdent en vendant l’immeuble sera compensé à Commerce Sherbrooke. Cependant, pour les prochaines années, on ne connaît pas le montant de la subvention, donc le gain pourrait être supérieur à 20 000 $ », explique-t-il.

« On sauve surtout en frais d’administration, poursuit M. Martineau. On économise beaucoup de frais en devenant propriétaire. »

La bâtisse en bonne condition, malgré son âge
En 2008, une remise à neuf du bâtiment avait été effectuée au coût de 1 468 000 $. Grâce à cet investissement, l’indice de vétusté du bâtiment est établi à 0,5 %. Techniquement, peu de travaux de maintien sont à prévoir pour les cinq prochaines années.

« Chaque élément est calculé. On parle des fenêtres, de la toiture, de la structure, du revêtement extérieur, etc. Le 0,5 % de vétusté veut dire que tous les équipements sont en excellente condition », indique M. Martineau.

Les prochains travaux majeurs devraient avoir lieu dans une quinzaine d’années. À ce moment, le revêtement extérieur, la toiture et les systèmes mécaniques devront être actualisés, ce qui devrait coûter 500 000 $.