La survie de l’église Sainte-Praxède, située dans l’arrondissement de Brompton, est menacée, à moins d’un revirement de situation majeur.
La survie de l’église Sainte-Praxède, située dans l’arrondissement de Brompton, est menacée, à moins d’un revirement de situation majeur.

La survie de l’église Ste-Praxède menacée

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
L’église Sainte-Praxède, située dans l’arrondissement de Brompton à Sherbrooke, est mal-en-point et sa survie est menacée. À moins d’un revirement de situation majeur, une autre vocation devra être trouvée pour le bâtiment qui fait partie de la paroisse Christ-Sauveur.

On cherche ardemment une solution pour le lieu de culte. Une rencontre d’informations est prévue mardi prochain, annonce l’Archidiocèse de Sherbrooke, argumentant qu’il est « minuit moins une » pour le bâtiment situé au 35 de la rue du Curé-LaRocque.

Plusieurs problématiques compromettent la survie de l’église : la difficulté à trouver des marguilliers prêts à s’engager et assurer la pérennité de l’endroit, la faible contribution financière de la population lors de la collecte annuelle ainsi que les déficits récurrents qui s’accumulent au fil des années sont notamment en cause, énumère-t-on dans un communiqué de presse diffusé mardi matin.

Alors que les sommes amassées par la Contribution volontaire annuelle (CVA) peinent à couvrir le salaire des trois employés en poste, les frais d’entretien quotidien du bâtiment grugent le capital de la communauté. À cela, s’ajoutent des travaux estimés à 150 000 $ qui seront sous peu nécessaires pour restaurer la façade de pierre, le clocher et le parvis de l’édifice, ajoute-t-on. 

Encore de l’espoir

La nouvelle survient alors qu’on apprend que des paroisses de la région trouvent du financement en offrant leur clocher à des entreprises de télécommunication pour y installer des antennes cellulaires.

L’Archidiocèse rappelle que l’église Sainte-Praxède, construite en 1904, a été la proie des flammes en 1981. Les imposants murs de pierre ainsi que la sacristie avaient alors été sauvés et ces éléments originaux ont été conservés lors de la reconstruction de l’endroit. 

À l’époque, grâce à la mobilisation de la population, le lieu de culte avait été rebâti sans utiliser le montant remis par les assurances, qui s’élevait à 1 M$. De cette somme, il ne reste aujourd’hui que 500 000 $ qui seront dépensés d’ici les deux ou trois prochaines années si la situation perdure. 

Même si le portrait est peu reluisant, la communauté de Sainte-Praxède croit qu’il est encore possible de conserver l’édifice, assure l’Église estrienne. L’appui et l’implication de la population sont toutefois essentiels dans cette démarche.

Toutes les personnes qui se sentent concernées par la sauvegarde de l’église Sainte-Praxède sont conviées à la rencontre d’information qui aura lieu mardi prochain, dès 19 h, au sous-sol de l’église. Les marguilliers de la communauté Sainte-Praxède présenteront à la population le portrait de la situation et les changements qui doivent être apportés pour que le lieu de culte puisse demeurer ouvert.