Une part importante du budget 2017 de la STS sera consacrée au remplacement de sa flotte d'autobus.

La STS roulera avec 51 M$

La Société de transport de Sherbrooke (STS) bénéficiera d'un budget d'immobilisation de 51 M$ pour les années 2017 à 2021. On y prévoit 10,2 M$ pour l'ajout d'autobus urbains et 6 M$ pour l'agrandissement du garage de la STS.
Des 51 M$, seulement 16 seront financés par la Ville. La balance proviendra de divers programmes gouvernementaux.
Interrogé sur le sujet, le président de la STS, Bruno Vachon, ne voulait pas créer de fausses attentes. L'achat de nouveaux autobus ne signifie pas un ajout de service. Du moins pas à court terme. Ce sont 20,4 M$ qui sont réservés pour remplacer les vieux autobus au cours de ces cinq années.
« C'est surtout le remplacement de notre parc pour sortir nos vieux autobus du circuit et les remplacer par des véhicules hybrides moins polluants. Étendre le service, nous aurons des annonces très intéressantes dans les prochains mois, mais c'est un peu trop tôt. Le discours ne change pas. Dans le modèle actuel, il est impossible d'offrir un service à plus grande échelle. Les sommes seraient trop astronomiques. On travaille sur quelque chose d'intéressant pour accélérer la desserte en périphérie », explique-t-il sans vouloir élaborer.
L'objectif demeure d'offrir un service plus rapide, d'aller chercher des gens « plus loin «, « mais on ne peut pas faire tout ça avec les sommes qui sont sur la table », ajoute-t-il.
Il est entre autres question de trouver des façons plus efficaces d'aller chercher les citoyens en périphérie, peut-être avec des véhicules plus petits. « Ce n'est pas très concret pour le moment. »
Pourtant, il est déjà prévu d'agrandir le garage de la STS. « Les hybrides n'ont pas le même format. On a budgété des sommes pour ajouter des bus, mais est-ce que ça se traduira par un ajout de service? Auront-ils 40 pieds? Est-ce que ce sera autre chose? Ils ne sont pas commandés encore. »
M. Vachon n'était pas en mesure de dire combien d'autobus supplémentaires seraient achetés, mais confirme les plans d'expansion.
Le terminus d'autobus du Carrefour de l'Estrie sera par ailleurs réaménagé pour 175 000 $. Il demeurera au même endroit malgré les travaux en cours pour aménager une nouvelle entrée principale dans le centre commercial.
Le budget comprend aussi 400 000 $ pour la réfection de la voie réservée à l'Université de Sherbrooke, à la hauteur de la rue Bachand. Une somme de 300 000 $ est prévue pour des abribus intelligents et 105 000 $ en 2017 pour des abribus le long du boulevard René-Lévesque.
Dans un autre ordre d'idées, la société de transport a par ailleurs réduit sa demande de contribution municipale pour 2016 de 447 700 $. Ces économies sont générées par le faible coût du carburant.
« Je veux rassurer les gens. Ça ne change rien pour la STS. Nous pourrons réaliser tous nos projets. Il aurait été imprudent d'injecter cette somme dans le budget d'exploitation parce qu'il ne s'agit pas d'une somme récurrente. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas réduit nos demandes pour 2017 », explique le président de la STS, Bruno Vachon.
« C'est tout sauf un désengagement. La Ville a toujours répondu présente quand la STS avait des besoins », ajoute-t-il.
Rattrapage salarial au SPS
Les policiers du Service de police de Sherbrooke disposent d'une nouvelle convention collective qui leur permet un rattrapage salarial de 2,25 % s'appliquant au 31 décembre 2014. Leur rémunération se rapproche maintenant de celle des policiers de Trois-Rivières, soit tout près de la médiane provinciale.
Les élus municipaux ont entériné lundi l'entente de principe intervenue entre le syndicat et la Ville. Nicole Bergeron, Julien Lachance et David Price ont inscrit leur dissidence. La convention de cinq ans, qui comprend des augmentations de salaire annuelles de 2 %, touche 241 salariés.
Dès les premières de 38 séances de négociation, l'Association des policiers et policières de Sherbrooke a identifié le rattrapage de la rémunération globale comme une priorité.
« Sur 32 corps policiers, nous étions avant-derniers pour la rémunération. L'enjeu consistait à un redressement salarial qui nous éviterait un arbitrage. Le seul processus d'arbitrage aurait coûté plus de 700 000 $ et il est clair qu'un redressement aurait été accordé », explique le président du comité exécutif Serge Paquin.
« Nous sommes allés chercher des économies dans l'application de la convention qui représentent environ 2 % en salaires, soit entre 350 000 et 400 000 $ », ajoute M. Paquin.
Les gains de la Ville concernent principalement le temps supplémentaire. Il sera possible d'embaucher des policiers contractuels pour la période estivale, soit entre le 15 mai et le 15 septembre, justement pour limiter le temps supplémentaire. Une meilleure planification des vacances sera également possible grâce aux concessions des syndiqués.
Les policiers obtiennent un jour férié additionnel et l'ajustement à la hausse des primes de quart et de long service. Le quart de travail de fin de semaine atteint maintenant 12 heures. L'horaire hebdomadaire moyen est donc réduit de 1,2 heure.
« Nous espérons pouvoir maintenant compter sur un climat de travail serein, nécessaire à l'accomplissement du bon travail de nos policiers », a commenté le maire Bernard Sévigny.