Le directeur général de la STS, Patrick Dobson, le président de la STS, Marc Denault, le chef du Service de la planification urbaine et du développement durable à la Ville de Sherbrooke, Yves Tremblay, et le maire Steve Lussier ont annoncé des changements de service dans le transport en commun sherbrookois.

La STS quitte la station du Dépôt

Les autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) quitteront bel et bien définitivement la station du Dépôt le 19 août, comme l’avait annoncé La Tribune au début mars. La STS et le maire Steve Lussier en ont fait l’annonce, lundi matin, en évoquant une plus grande efficacité et une meilleure sécurité.

Les autobus de la STS s’arrêteront donc le long du trottoir, entre les rues du Dépôt et Wellington, dans des zones qui leur seront réservées. Quelques places de stationnement sur rue devront être éliminées. Des abribus chauffés seront par ailleurs installés et l’accessibilité universelle sera assurée. Des feux de circulation prioritaires permettront aussi aux véhicules de transport en commun de s’insérer en premier dans la circulation.

Le président de la STS, Marc Denault, mentionne qu’il ne s’agira plus d’une station de transfert, mais bien d’un espace pour des arrêts de quelques minutes. « Il y aura le même nombre d’autobus, et même plus, parce que les économies de temps nous permettront de bonifier le réseau. En août, nous annoncerons de nouvelles offres de transport en commun... Nous pensons avoir la bonne solution pour les citoyens et pour les commerçants. »

Selon les statistiques évoquées par le directeur général de la STS, Patrick Dobson, 63 % des clients ne font que passer à la station du Dépôt alors qu’une autre station de transit, plus sécuritaire, se trouve à 1,5 km de là, au Cégep de Sherbrooke. Les quelque 585 autobus qui transitent par le centre-ville chaque jour y sont en milieu de parcours et leur arrêt à la station du Dépôt constitue une perte de temps. En déménageant les autobus sur la rue King Ouest, la STS pourrait améliorer son offre de services de 2 % environ. 

« Une station, c’est là pour faire des correspondances. Le centre-ville est un lieu de destination, pas un lieu de correspondance », résume M. Dobson.

Les coûts du réaménagement seraient inférieurs à 50 000 $. Selon le président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, Alexandre Hurtubise, le trottoir de la rue King Ouest sera élargi pour assurer une circulation fluide du flot piétonnier. Il aurait obtenu l’assurance qu’il n’y aurait jamais plus de deux autobus immobilisés en même temps. « On va s’assurer de diminuer l’impact des travaux pour les commerçants cet été, puisqu’il s’agit d’une période achalandée pour eux », assure Marc Denault. 

Le terrain de la station du Dépôt appartient à la Ville de Sherbrooke, qui songe à y aménager un pôle d’échange multimodal en 2021. Ce pôle pourrait compter des vélos en libre-service, des voitures pour l’autopartage et des stationnements pour les vélos, notamment. 

La STS exploite la station du Dépôt depuis 1998. L’arrivée du transporteur longue distance Limocar et la présence de nombreux véhicules dans la station entraîne un débit de circulation pour lequel l’endroit n’avait pas été conçu. Selon Marc Denault, le statu quo était impensable, surtout dans la perspective d’une bonification du service. 

Alexandre Hurtubise indique que les commerçants sont favorables au projet. Ils ont été consultés en cours d’idéation. « Ce qui est vraiment important, c’est de comprendre que c’est le projet dans son ensemble, avec le pôle multimodal, qui rend le projet acceptable. Nous voulions aussi nous assurer qu’il n’y aurait pas une réduction de l’offre. Avec le réinvestissement à venir, on peut penser qu’on pourra augmenter l’offre si c’est nécessaire. »

L’Association des gens d’affaires du centre-ville s’attend à ce que la communication soit simple s’il y a des changements à apporter en cours de route. Elle souhaite aussi qu’il y ait une réflexion pour l’implantation d’un nouveau bloc sanitaire près des arrêts de la STS.

Une séance d’information est prévue le 19 mars à 19 h au Musée de la nature et des sciences pour expliquer ces changements et écouter les préoccupations des citoyens.