Le niveau de la Saint-François a continué de grimper au centre-ville de Sherbrooke.

La St-François demeure sous surveillance

Le niveau de la Saint-François a continué de grimper au cours des dernières heures, mais la rivière ne devrait pas déborder à Sherbrooke.
Stéphane Simoneau
La Saint-François a franchi le cap des 15 pieds dans la nuit de lundi à mardi, mais devrait rester sous la barre du niveau critique des 17 pieds.
Le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, explique que la montée du niveau prévue la semaine dernière s'est concrétisée.
« Il y a eu une baisse par la suite et une autre hausse était annoncée mardi et mercredi en raison de la chaleur de lundi et de l'effet combiné du ruissellement et des précipitations de mardi. La rivière devrait cependant rester sous contrôle au cours des prochains jours », explique le coordonnateur des mesures d'urgence.
Les sondes sur les cours d'eau, les communications avec le centre d'expertise hydrique et les experts en hydrologie indiquent que la hausse devrait rester en bas du niveau de la préalerte, soit 17 pieds.
« À ce niveau, certaines mesures sont prises dont l'évacuation du garage municipal. Certains avis aux citoyens sont envoyés pour les prévenir de prendre des précautions », explique Stéphane Simoneau.
Application
L'application mobile en mesure d'urgence développée à l'interne à la Ville de Sherbrooke permet d'avoir accès à plusieurs données en temps réel.
« J'ai accès à plusieurs données et aux manoeuvres faites sur les barrages qui pourraient amener une quantité d'eau importante. Nous pouvons avoir accès aux plans d'intervention en temps réel. La communication entre les gestionnaires des mesures d'urgence permettent de prendre des actions rapides et immédiates sans que l'on se rencontre au centre des mesures d'urgence. Par le passé, nous étions en réaction. Maintenant, nous pouvons travailler en amont. Nous pouvons aviser les partenaires en mesures d'urgence et les citoyens jusqu'à cinq jours à l'avance. Ça fait toute une différence », estime Stéphane Simoneau.
Couvert de glace
La montée des eaux en raison d'un embâcle majeur dans le secteur de Lennoxville le 23 février dernier a permis de faire « lever » le couvert de glace.
« Si ce couvert de glace était resté présent avec l'apport de précipitations des dernières semaines, il y aurait eu un débordement sur la Saint-François. Un facteur aggravant pour les inondations a ainsi été enlevé. Le couvert de glace rend plus imprévisibles les hauteurs d'eau », constate le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.