La SQDC affirme ne pas avoir arrêté son choix pour le bâtiment qui abritera sa deuxième succursale à Sherbrooke.
La SQDC affirme ne pas avoir arrêté son choix pour le bâtiment qui abritera sa deuxième succursale à Sherbrooke.

La SQDC ne confirme pas sa nouvelle adresse

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La Société québécoise du cannabis vise bel et à bien à s’établir dans le secteur Fleurimont de la Ville de Sherbrooke. Elle rapporte toutefois, par l’entremise de son porte-parole Fabrice Giguère, qu’aucun bail n’est signé pour le moment et qu’il serait prématuré d’annoncer le site retenu pour la deuxième succursale sherbrookoise.

Mardi au conseil municipal, les élus ont pourtant approuvé une implantation au 665, rue du Conseil, soit dans l’ancien restaurant PFK. M. Giguère apporte des nuances. « Nous n’avons pas signé de bail. Nous regardons les possibilités dans le secteur de Fleurimont et nous sommes encore en exploration des zones qui pourraient nous accueillir dans le respect des considérations législatives. »

Fabrice Giguère rapporte que le choix du lieu pour un deuxième magasin revient à la SQDC, dans la mesure où la réglementation municipale est respectée. « Ce n’est pas la municipalité qui nous dit où nous installer. Nous avons des besoins en termes de design, de dimensions. La Ville nous dédouane des zones. »

M. Giguère confirme néanmoins que la SQDC a un plan sur trois ans pour l’implantation de succursales à travers la province. « C’est un plan qui est en mouvement constant. C’est sûr que nous n’ouvrirons pas à l’encontre des règlements. » On comprend néanmoins que la deuxième boutique à Sherbrooke fait partie du plan sur trois ans et qu’il est souhaité qu’elle soit ouverte avant la fin de 2021.

Le porte-parole de la SQDC ne s’avance pas sur un échéancier pour cette deuxième ouverture.

Le bâtiment choisi devra avoir une dimension d’environ 2000 ou 2500 pieds carrés et devra être fait sur la longueur.

Les documents rendus publics par la Ville mardi laissaient croire que la décision de la SQDC était arrêtée. « [...] La SQDC [...] nous informait le 15 avril 2018 qu’elle désirait s’implanter au 665 rue du Conseil [...] », y lit-on.

À la Ville de Sherbrooke, on s’expliquait mal comment un tel imbroglio a pu se produire. Le maire Steve Lussier cherchait des explications. « Une chose est certaine : on va laisser la SQDC décider du sort de son local. »

Le dossier a transité par le comité de la sécurité publique, où Danielle Berthold agit comme présidente. Elle se dit surprise des déclarations de la SQDC mais souhaite faire la lumière sur ce malentendu. Elle indique qu’elle fournira donc des explications au courant de la journée de jeudi.