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Le président du syndicat SFPQ 401, Yvan Larochelle, a profité de la visite du ministre des Transports, François Bonnardel, pour déplorer l’utilisation de sous-traitants par le MTQ.
Le président du syndicat SFPQ 401, Yvan Larochelle, a profité de la visite du ministre des Transports, François Bonnardel, pour déplorer l’utilisation de sous-traitants par le MTQ.

La sous-traitance dénoncée au MTQ

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Seul à manifester avec drapeaux et pancartes devant le Centre de service du ministère des Transports du Québec en Estrie, le président du syndicat SFPQ 401, Yvan Larochelle, a profité de la visite du ministre des Transports, François Bonnardel, pour déplorer l’utilisation de sous-traitants par le MTQ.  

«Il y aurait eu plus d’action si on ne l’avait pas su ce matin!» lance M. Larochelle.

« Avant, on avait des équipes qui faisaient des réparations de glissières. On avait une machine-planteuse, on s’en est débarrassée et on donne ça au privé. C’est la même chose pour les fissures. On a retiré les mesureurs et ce sont les firmes qui font le suivi des fissures », dit celui qui travaille au MTQ depuis environ deux décennies, ajoutant qu’une partie de la bouche-fissures est également partie en sous-traitance.

« Pourquoi n’embauche-t-on pas du personnel? On était 13 ouvriers sur la rue Belvédère. On était cinq [ouvriers] en 2018, et on nous a tassés. On nous a envoyés dans les centres de service. On a pris nos emplois pour les envoyer aux firmes. Tous les [postes de] pointeurs ont été enlevés. Il y a eu un grief en 2018, on devrait attendre la décision dans les prochaines semaines », pense-t-il, estimant que la régie s’occupe « de 20 à 25 % » de la besogne d’ouvriers, tandis que le reste « est fait au privé » lors de la saison d’été. 

« On dit qu’on veut économiser comme contribuable, déplore-t-il. Ce n’est pas vrai qu’on coûte très cher. Je n’ai même pas 20 $ l’heure. À la ville, on va gagner 26 à 30 $ l’heure, comme au privé. »

Si le ministre Bonnardel était devant lui, M. Larochelle lui conseillerait d’engager des « pointeurs » sur les chantiers. « Et ils doivent venir de l’interne. [...] Souvent, sur les chantiers, ils ne connaissent pas le travail », déclare le président du syndicat qui représente environ 180 travailleurs, ajoutant que « ça fait des années qu’on demande l’égalité. On est un peu plus haut que le salaire minimum ». 

Pourquoi la convention permet-elle cela? « Elle est désuète. Je trouve qu’on n’a pas de conditions de travail », dit-il rappelant que les négociations sont en cours.

« On regarde peut-être pour une grève dans les prochains mois », lance-t-il, pensant avoir l’appui de ses membres. 

Le ministre Bonnardel, lui « ne privilégie pas l’ajout de contrats dans le secteur privé ». « Maintenant, on a à travailler avec nos ingénieurs et nos techniciens en travaux publics pour s’assurer qu’il y a de l’expertise interne », explique-t-il, ajoutant devoir, quelques fois, travailler avec des firmes extérieures « pour être capable de compenser un certain nombre d’ingénieurs et techniciens en moins ».