Uniquement dans la journée de lundi, environ 2000 activités pédagogiques ont pu être données à distance à travers les différentes facultés de l’UdeS.

La session d’été pourra commencer fin avril à l’UdeS

La session d’été pourra commencer à la fin avril comme prévu, selon la direction de l’Université de Sherbrooke, qui ignore cependant les modalités de cette session estivale.

La vice-rectrice aux études Christine Hudon a fait valoir que l’institution sera en mesure de commencer la session d’été à temps, mais on ne sait pas, pour le moment, quelle forme cela prendra. La fermeture des établissements d’enseignement a été annoncée jusqu’à la fin mars. 

En conférence de presse vendredi, le premier ministre François Legault a fait valoir que l’on devrait réussir à avoir des cours à distance pour compléter l’année dans les cégeps et universités de la province. Il a toutefois laissé entendre que les écoles primaires et secondaires pourraient ne pas rouvrir avant mai.

À l’UdeS, qu’en sera-t-il des stages coopératifs, par exemple, au cours desquels les étudiants débarquent dans les milieux de travail pour parfaire leur formation et accumuler une expérience pratique? 

« Si les mesures de confinement devaient se prolonger, on ferait preuve de flexibilité pour leur entrée, répond Mme Hudon en faisant allusion à une entrée retardée. L’UdeS est en lien avec les employeurs et poursuit le processus de placement », assure-t-elle. 

Selon Mme Hudon, uniquement dans la journée de lundi, 2000 activités pédagogiques ont pu être données à distance à travers les différentes facultés. 

« Il y a effectivement des professeurs et des chargés de cours qui ont lancé leurs activités. Dans certains cas, ils ont mis du contenu en ligne que les étudiants peuvent consulter », indique Mme Hudon. 

Eugénie Dostie-Goulet, chargée de cours à l’UdeS, raconte qu’elle a donné son cours à distance mardi matin : 100 des 130 étudiants se sont connectés. 

La veille, elle avait assisté virtuellement au cours de l’un ses collègues afin d’améliorer la présentation qu’elle allait donner le lendemain. 

Elle a finalement offert un cours « presque normal », dit-elle, en précisant qu’elle compte modifier certaines choses, comme ralentir le rythme. Elle a sondé ses étudiants pour voir les points à améliorer. 

Au Cégep de Sherbrooke, on planche sur des façons de terminer la session avec différentes plateformes. Une note a été envoyée au personnel enseignant vendredi.

La situation est complexe : il faut voir de quelle façon, à distance, les étudiants peuvent atteindre les objectifs de la session. Certains étudiants vivant en milieux ruraux n’ont pas accès à internet haute vitesse, illustre la présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN), Julie Dionne. La diplomation prochaine des finissants dans le milieu de la santé, notamment, soulève des préoccupations, puisqu’on ne voudrait pas priver le réseau de la santé de ces ressources. « On essaie de trouver des solutions. Ça va prendre de la souplesse. »

L’institution entend déployer diverses ressources auprès des étudiants, dont un soutien technologique et l’accès à du matériel pour ceux et celles qui n’en ont pas.

Le trésorier par intérim de l’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS), Jean-Christophe Doyon, indique que l’AÉCS s’apprête à mettre sur pied un fonds d’aide aux étudiants, en redistribuant les cotisations étudiantes. L’association représentant environ 5500 étudiants va se pencher sur les différentes modalités pour attribuer cette aide. Plusieurs étudiants ont fait savoir qu’ils ont perdu leur emploi. Le syndicat, la direction et l’AÉCS sont maintenant en communication.

La session se termine généralement à la mi-mai au Cégep de Sherbrooke. 

Par ailleurs, à l’Université Bishop’s, des modalités de formation à distance sont mises en place pour poursuivre la session. La direction n’a pas encore statué sur la prochaine session.