La saison des barrages routiers est commencée

SHERBROOKE — Les automobilistes ayant trop consommé prendront des risques en prenant le volant en fin de semaine. Le Service de police de Sherbrooke (SPS) pourrait se dresser sur leur route.

En cette saison des partys de bureau, on avertit que des barrages routiers pourraient être tenus au cours des prochaines heures et des prochains jours.

Une première opération s’est tenue vendredi vers 22h au rond-point reliant l’autoroute 610 à la route 112 aux limites de Sherbrooke.

« Les gens doivent considérer que les barrages ne se tiennent pas seulement à 3 h du matin à la sortie des bars », souligne Martin Carrier, porte-parole du SPS.

« Il peut y en avoir après les 5 à 7, en fin de soirée et en fin de nuit… Les automobilistes sont avertis. »

M. Carrier rappelle que l’ensemble des services de police du Québec, dont le SPS, en collaboration avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), participent à des interventions ciblant la capacité de conduite affaiblie par l’alcool ou la drogue, jusqu’au 3 janvier 2019.

«Chaud ou gelé, c’est non!»

Cette opération nationale concertée de prévention se déploie sous le thème « Conduire chaud, conduire gelé, c’est non! » Elle vise à rappeler aux citoyens que prendre le volant après avoir consommé de la drogue ou de l’alcool n’est pas une option.

Les patrouilleurs interviennent de façon intensive, entre autres, lors de la tenue de points de contrôle routier afin de détecter et de procéder à l’arrestation des conducteurs dont la capacité de conduite est affaiblie par l’alcool, la drogue ou une combinaison des deux. Les contrôleurs routiers de la SAAQ sont partenaires des services policiers lors des opérations conjointes. Ils interviennent auprès des véhicules lourds, des autobus et des taxis.

« Ce qu’on dit c’est que si la personne n’est pas en condition pour prendre le volant, il est préférable de prendre Nez rouge, un taxi ou de faire appel à un ami », souligne l’agent Carrier.

Martin Carrier

La conduite affaiblie par l’alcool ou la drogue demeure l’une des causes principales des collisions mortelles au Québec, rappelle-t-on. De 2012 à 2016, chaque année, les collisions dues à l’alcool ont causé en moyenne 110 décès (30 %), 260 blessés graves (15 %) et 1800 blessés légers (5 %).

De 2012 à 2016, chez les conducteurs décédés dans une collision de la route au Québec, 33 % avaient des drogues licites ou illicites dans le sang, 19 % avaient du cannabis dans le sang et 35 % des conducteurs de 16 à 24 ans avaient du cannabis dans le sang, selon des données fournies lors du lancement de l’opération nationale concertée.