Le nombre de décès reliés à des accidents de la route a chuté de façon importante en Estrie en 2018, par rapport à l’année précédente.

La route fait moins de victimes

Le nombre de décès reliés à des accidents de la route a chuté de façon importante en Estrie en 2018.

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on a assisté à une chute de 60 % de 2017 à 2018. Durant ces années on a répertorié respectivement 15 et six décès. Sur une période de cinq ans, la diminution est de 63 %. En 2013, la malheureuse statistique se chiffrait à 18 morts. L’année la plus funeste a eu lieu en 2014 avec 20 décès.

Le bilan de la SAAQ en Estrie est en phase avec celui de l’ensemble de la province pour l’année 2018. Le nombre d’accidentés a diminué de 1723 par rapport à l’année dernière, soit une diminution de trois décès, de 68 blessés graves et de 1652 blessés légers. Il s’agit d’une baisse de 4,6 % par rapport à 2017. 

Cette amélioration est jugée « remarquable » considérant que le risque d’accident s’est accru en raison de l’augmentation de près de 1 % du nombre de véhicules en circulation et de plus de 1 % du nombre de titulaires de permis, argumente-t-on dans un communiqué de presse.

« Bien que le bilan routier 2018 se soit amélioré, chaque victime est une victime de trop. Il ne faut évidemment pas baisser la garde, mais plutôt continuer nos efforts visant la diminution du nombre de décès et de blessés sur nos routes », déclare François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie.

« D’ailleurs, j’ai demandé à la SAAQ de mettre sur pied un accès graduel à la conduite moto, basé sur l’expérience de conduite, pour la saison 2020. De plus, avec l’hiver qu’on a eu, avec ses nombreux carambolages, j’ai également demandé à la SAAQ de tenir une campagne de masse sur la conduite hivernale pour sensibiliser davantage les automobilistes, pour la saison 2019-2020. »

On se félicite aussi du retour à l’amélioration chez les 15 à 24 ans au Québec. Le nombre de décès est passé de 77 en 2017 à 50 en 2018, Il s’agit d’une amélioration de 21,9 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Le nombre de blessés graves est passé de 374 à 304 pour la même période. 

De plus, près d’un décès sur trois survient entre 20 h et minuit. Les accidents surviennent principalement la fin de semaine, l’été ou l’automne.

Du vélo plus sécuritaire

Le nombre de blessés graves et de blessés légers chez les cyclistes a diminué respectivement de 29,5 % et de 12,5 % par rapport à 2017, alors que le nombre de décès est resté stable à 10. Le nombre d’accidentés à vélo est en baisse de 17,6 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

On observe aussi une embellie chez les motocyclistes. Le nombre de décès est demeuré stable à 49, mais le nombre de blessés graves et de blessés légers ont connu une baisse respective de 5 et de 54 par rapport à 2017.

Pour 49,3 % des accidentés, la moto était le seul véhicule impliqué, comparativement à 31,2 % pour le total des accidentés non motocyclistes. La distraction, la vitesse et le fait de ne pas céder le passage sont les principales causes d’accidents. 

Le nombre de piétons décédés est en diminution de 9,2 %, passant de 76 en 2017 à 69 en 2018. Il est cependant en augmentation de 16,9 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Le nombre de blessés graves et de blessés légers a augmenté respectivement de 5,8 % et de 3,1 % par rapport à 2017.

Le bilan le moins réjouissant se trouve dans les statistiques des 75 ans ou plus, où un remarque une hausse des accidentés. Le nombre de décès est passé de 43 en 2017 à 52 en 2018. Il s’agit d’une hausse de 20,9 % et d’une hausse de 2,8 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.

Le nombre de blessés graves est passé de 57 à 84 pour la même période; il s’agit d’une hausse de 47,4 % et d’une hausse de 11,7 % par rapport à la moyenne de 2013 à 2017. Dans 38 % des cas, les personnes décédées étaient des piétons.