Tourisme Cantons-de-l’Est lance une initiative qui vise à faire respecter les mesures imposées par la Santé publique par les visiteurs en vacances chez nous cet été.
Tourisme Cantons-de-l’Est lance une initiative qui vise à faire respecter les mesures imposées par la Santé publique par les visiteurs en vacances chez nous cet été.

La «Promesse du visiteur avisé» pour rappeler les consignes

 Tourisme Cantons-de-l’Est lance une initiative qui vise à faire respecter les mesures sanitaires imposées par la Santé publique du Québec par les visiteurs en vacances chez nous.

Le projet baptisé la Promesse du visiteur avisé rappelle sur un ton ludique et original le respect des consignes de sécurité. Parce que les visiteurs doivent aussi suivre les règles en vigueur, note la porte-parole Danie Béliveau.

« Il ne faut pas oublier que la COVID-19 ne prend pas de vacances », lance-t-elle.

« C’est un simple clin d’œil amical. Nous trouvons que c’est important de le rappeler aux gens. Nous aimons mieux prévenir. Ce ne sont pas d’importantes mesures à respecter. Il y a le port du masque et la distanciation par exemple. »

L’initiative comporte une affiche à présenter dans les commerces et les sites web des entreprises. «Quand nous sortons, ici ou ailleurs, apportons  le meilleur de nous-mêmes», peut-on y lire.

« Deux mètres, vingt secondes, couvre‑visage… On connaît tous la chanson. Cet été, nous avons tous notre bout de chemin à faire pour une saison touristique aussi agréable que responsable. »

Jusqu’à maintenant, les mesures exigées par la Santé publique n’ont pas nui à l’achalandage touristique en Estrie, assure Mme Béliveau. Au contraire, les entreprises d’hébergement dénotent un bon achalandage malgré la pandémie.

On ne remarque pas non plus de récalcitrants qui se présentent dans les lieux touristiques sans vouloir respecter les normes en place, ajoute-t-elle. 

Le journal Le Soleil rapportait jeudi matin que le restaurant Mille Délices de Percé a reçu deux amendes de la CNESST pour non-respect des mesures de protection en lien avec la COVID-19. Le restaurant refusait notamment d’obliger ses employés à porter le masque et la visière.

L’idée originale née au sein de l’équipe de Tourisme Cantons-de-l’Est va faire des petits ailleurs au Québec. Au moins sept autres régions vont l’utiliser dans leur secteur. Une version anglaise verra le jour éventuellement, souligne la porte-parole.

« Tourisme Cantons-de-l’Est affiche la Promesse du visiteur avisé sur son site internet et invite tous ses membres à en faire autant sur leurs sites et dans leurs entreprises », dit-elle.

Le propriétaire du gîte La Maison Drew à Magog et représentant des gîtes au conseil d’administration de Tourisme Cantons-de-l’Est, Pierre Robinette, n’était pas au courant du suivi de cette initiative aux dernières nouvelles.

« C’est certain que tout ce qui est en lien avec la prévention, nous sommes à l’écoute et nous regarderons ce qui se passe », assure-t-il.

Pierre Robinette abonde dans le même sens que Danie Béliveau, car de son côté il n’y a pas eu d’incident. Les clients comprennent bien la politique appliquée au gîte La Maison Drew.

Par exemple, ils portent le masque lors des déplacements et l’enlèvent après.

Pour les propriétaires de gîtes, c’est encore plus important, fait-il valoir, car ils vivent dans le même environnement. 

D’ailleurs, les deux propriétaires du Café St-Michel à Magog, Jason Therrien et Simon Morel, s’entendent pour dire que les clients respectent les consignes.

« J’anticipais un peu ce que c’est en réalité, mais les gens sont consciencieux puis rentrent avec leur masque dans le restaurant. Pour ceux qu’ils l’oublient, je ne fais que leur mentionner et ils écoutent. Je n’ai pas eu de cas désagréable », ajoute Simon Morel.

Comment se déroule la saison touristique? 

« Ça va quand même assez bien, nous avons des gens, mais nous ne sommes pas toujours complets. Habituellement, juillet, août et mi-septembre nous le sommes déjà. Je vous donne un exemple, je suis à 50% même pas à 40% pour le mois d’août comparativement à mes trois dernières années », répond à ce sujet Pierre Robinette à propos de son gîte à Magog.

Il précise également que pour certains gîtes de la région, la réouverture était même considérée comme une urgence. Car financièrement, c’est une perte de revenu importante surtout parce que la réouverture s’est effectuée plus tard.

« Même si nous avions rouvert les gens avaient déjà fait leur choix », précise le représentant des gîtes au conseil d’administration de Tourisme Cantons-de-l’Est.