Vincent Boutin fut le premier à lever la main, lors du retrait de Moncton, afin que Sherbrooke réévalue la possibilité d’accueillir les Jeux de la Francophonie, en 2021.

La porte s’ouvre pour les Jeux d’hiver du Québec en 2023

Une porte se ferme, une autre s’ouvre. Maintenant que le dossier des Jeux de la Francophonie est écarté, Sherbrooke peut maintenant se concentrer sur son dossier de candidature afin d’accueillir les Jeux d’hiver du Québec en 2023, confirme Vincent Boutin.

Le président par intérim du comité du sport et du plein air à la Ville de Sherbrooke croit que la voie est libre.

« Le timing est parfait », dit-il.

« Les Jeux du Québec en 2023 sont sur la table à dessin du comité de planification des événements majeurs depuis quelques années déjà. En 2015 ou 2016, après le premier refus pour les Jeux de la Francophonie de 2021, on s’était alors posé la question. On a des besoins d’infrastructures qui pourraient être comblés par la présentation des Jeux du Québec, comme un nouveau gymnase ou encore les nouveaux investissements nécessaires à CERAS. »

Sherbrooke n’a donc jamais nié son intérêt pour les Jeux du Québec d’hiver, mais il était impossible de piloter deux dossiers en même temps, dit Vincent Boutin.

La révision du dossier des Jeux de la Francophonie, après le retrait de Moncton, de même que les faibles montants accordés par SportQuébec pour les milieux hôtes des Jeux du Québec, voilà deux obstacles qui sont maintenant levés.

Pour assurer la pérennité et la vitalité du Programme des Jeux du Québec en accroissant la possibilité pour les municipalités d’accueillir les compétitions, le gouvernement du Québec améliore sa formule de financement et accordera une aide financière de près de 10 millions de dollars pour chaque nouvelle édition, et ce, à compter de la 55e Finale des Jeux du Québec à Laval à l’été 2020.

Une décision qui a été confirmée en mars dernier.

Cinq millions de dollars pourront désormais être alloués pour chaque édition des Jeux du Québec dans le but de permettre le financement des infrastructures nécessaires à leur tenue. 

De plus, les sommes actuellement accordées aux divers organismes engagés dans le programme des Jeux seront augmentées de près de 2 millions de dollars. Un peu plus de 4,6 millions de dollars seront donc partagés entre SPORTSQUÉBEC (1 525 000 $), les unités régionales de loisir et de sport (1 722 000 $), responsables des délégations et des Jeux régionaux, et les comités organisateurs de chaque édition (1 400 000 $).

« Tout le monde sait qu’on a un intérêt. On doit maintenant travailler tous ensemble, avec nos partenaires, afin de monter un dossier de candidature solide et espérer avoir les Jeux », a dit M. Boutin.

« Avec le sérieux qu’on a démontré dans le dossier des Jeux de la Francophonie, ça va nous aider, j’en suis certain. C’est à nous de bien faire nos devoirs. »

Sherbrooke a accueilli les finales d’été des Jeux du Québec, à deux reprises, soit en 1977 et en 1995.

La fin des Francos

Vincent Boutin fut le premier à lever la main, lors du retrait de Moncton, afin que Sherbrooke réévalue la possibilité d’accueillir les Jeux de la Francophonie, en 2021.

La nouvelle de vendredi, confirmant le désistement du gouvernement du Québec, ne l’a pas surpris.

« Je suis serein dans tout ça. J’avais demandé, fin janvier, qu’on regarde à nouveau le cahier de charges, et qu’on fasse une proposition. Ce qu’on a fait. Mais on commençait à manquer de temps et les délais devenaient de plus en plus contraignants. Au moins, on aura été au bout de tout ça. »