Édouard Garceau-Bolduc, Anabelle Dubé, Sébastien Cliche-Roy et Mathieu Loiselle se présenteront devant les investisseurs de l’émission « Dans l’œil du Dragon », mercredi soir.

La plateforme mobile Caribook face aux dragons

Les jeunes entrepreneurs ayant fondé une entreprise née lors du Startup Weekend, à Sherbrooke en 2016, se retrouveront devant les investisseurs de l’émission « Dans l’œil du Dragon », mercredi soir.

Caribook, qui vise à simplifier et démocratiser le covoiturage, lançait en septembre la première plateforme mobile de covoiturage longue distance au Québec. Aujourd’hui, ils souhaitent munir les municipalités et les entreprises de leur technologie afin de rendre le covoiturage accessible à tous.

Comme le covoiturage interurbain est une alternative de plus en plus populaire chez les étudiants, ils ont créé et lancé, pendant leurs études, une application mobile et web qui utilise des technologies similaires à celles d’Uber afin de simplifier et rendre accessible à tous le covoiturage.

Covoiturage Caribook se veut une plateforme qui propose des fonctionnalités avancées telles que le paiement mobile, les détours intelligents et les départs flexibles, afin de rendre le covoiturage plus simple, sécuritaire, et flexible.

« Les grandes entreprises constatent de plus en plus les limites du transport collectif et les désavantages de l’auto-solo », explique Sébastien Cliche-Roy, l’un des fondateurs.

Selon lui, les bénéfices d’un système de covoiturage performant se font sentir dans toutes les facettes d’une entreprise. Pour une municipalité, cela permet aux citoyens de se déplacer plus facilement à l’extérieur de la ville et sans nécessairement avoir besoin d’une automobile.

Lors de leur passage à l’émission « Dans l’œil du Dragon », l’entreprise de Québec présentera sa mascotte et sera en quête d’investissement pour poursuivre cette mission.

Les entrepreneurs affirment que le covoiturage pourrait être la clé des problèmes de mobilités de bien des entreprises et municipalités vivant en périphérie de grandes villes comme Sherbrooke ou Montréal et souffrant d’un transport en commun limité.

Édouard Garceau-Bolduc, directeur de la technologie, explique toutefois que « sans une technologie adaptée et très facile d’approche, les gens seront moins enclins à l’essayer et à l’adopter ».

« Créer une technologie à la fois simple d’utilisation et performante est donc devenu notre mission », ajoute-t-il. En rendant plus moderne et accessible le processus de covoiturage, ils espèrent convaincre les employeurs et les assemblées municipales de l’adopter.

Depuis septembre, plus de 5000 utilisateurs se sont inscrits et ont ensemble proposé quelques milliers de transports pour des sommes modiques.