Une dizaine de sapins illuminés et des chaises seront installés dans un ancien stationnement de la rue King Est dans le but d’égayer le secteur pour le temps des Fêtes. Dès ce printemps, un aménagement complet sera inauguré pour permettre aux citoyens de profiter de ce nouvel emplacement qui se verra « chaleureux ».
Une dizaine de sapins illuminés et des chaises seront installés dans un ancien stationnement de la rue King Est dans le but d’égayer le secteur pour le temps des Fêtes. Dès ce printemps, un aménagement complet sera inauguré pour permettre aux citoyens de profiter de ce nouvel emplacement qui se verra « chaleureux ».

La Placette, un nouvel espace public sur King Est

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Le terrain asphalté qui servait auparavant de stationnement entre le 502 et le 524 rue King Est s’est trouvé une nouvelle vocation : celle de dynamiser l’artère commerciale principale de l’est de Sherbrooke.

« Une dizaine de sapins illuminés et des chaises seront installés pour le moment dans le but d’enjoliver le secteur, mais le meilleur reste à venir », explique Sophie Labbé, coordonnatrice aux projets de dynamisation et chargée de projet pour Commerce Sherbrooke.

Dès ce printemps, l’endroit servira d’espace communautaire auquel se greffera une programmation d’activités élaborée par la collectivité. Une touche historique sera également ajoutée à l’aide de « maisonnettes » qui auront pour but de « faire honneur aux bâtisseurs du quartier ».

« On souhaite que ce projet amène une dynamique chaleureuse sur la rue King Est. On veut que ce soit un projet évolutif et que les citoyens s’y sentent bien », ajoute Mme Labbé.

Rappelons que « La Placette » a été réfléchie en novembre 2019 à la suite de consultations menées auprès des commerçants et des citoyens de la rue King Est qui souhaitaient trouver des moyens pour animer la rue principale et stimuler l’économie locale.

« Nous étions nombreux à souhaiter la création d’un espace communautaire pour égayer le secteur », raconte Nancy Squires, propriétaire de l’entreprise Le Silo Épicerie Bio-Vrac et porte-parole du projet Rues Principales — King Est.

« Les résultats de ces consultations montraient que les gens voulaient plus de verdure, plus d’arbres et plus de lieux de rencontres, ajoute-t-elle. La Placette était donc le point central de la stratégie de revitalisation du quartier et on est très heureux de voir le projet se concrétiser. »

Katia Lessard, propriétaire de la boutique Mari-Katia et voisine immédiate de ce nouvel aménagement, se réjouit également de cette concrétisation. « J’ai suivi le projet de près comme je suis sur le comité de Rues principales — King Est, mais je peux dire qu’il arrive vraiment au bon moment. La situation économique est très difficile présentement et j’essaie de concentrer mon énergie sur les petits bonheurs comme celui-ci. Je suis persuadée que La Placette mettra du baume sur le cœur des gens. »

Un espace éphémère

Pour que ce projet puisse voir le jour, une contribution de 30 000 $ a été attribuée par la Ville de Sherbrooke. « La Placette » s’inscrit par ailleurs dans les objectifs du Programme particulier d’urbanisme (PPU) de la rue King Est. L’arrondissement de Fleurimont a aussi octroyé une subvention non récurrente de 10 000 $ pour contribuer au succès de l’initiative.

Le Conseil régional en environnement de l’Estrie, quant à lui, a participé au financement de La Placette à hauteur de 30 000 $. « Cette somme provient d’une enveloppe financière octroyée dans le cadre de la démarche Vent de fraîcheur sur l’Est et dédiée au verdissement de la rue King Est, qui a été identifiée comme un îlot de chaleur important à Sherbrooke. Le projet comprendra l’implantation d’une bande végétalisée permanente ainsi que la plantation d’arbres à grand déploiement », explique Commerce Sherbrooke par voie de communiqué.

L’entente avec le propriétaire de l’ancien stationnement promet pour l’instant une durée de vie de trois ans au projet de « La Placette ». 

« Nous allons commencer par habiter les lieux et sonder les utilisateurs afin d’évaluer les retombées. Évidemment, si tout se passe bien dans quelques années, nous explorerons les options qui s’offrent à nous », conclut Mme Labbé.