Les cyclistes devront attendre à l’année prochaine pour utiliser une nouvelle piste cyclable vers la CHUS-Fleurimont.
Les cyclistes devront attendre à l’année prochaine pour utiliser une nouvelle piste cyclable vers la CHUS-Fleurimont.

La piste cyclable vers le CHUS ne sera pas terminée en 2020

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Non, les cyclistes ne pourront pas se rendre au CHUS-Fleurimont sur une nouvelle piste cyclable en 2020. S’il est encore possible que les travaux de construction de la piste cyclable attendue sur la 12e Avenue s’amorcent cet automne, il est peu probable qu’il soit possible de les terminer cette année.

La citoyenne Marie-Christine Milot avait acheminé des questions à ce sujet, mardi, au conseil municipal, mais personne n’était en mesure d’offrir une mise à jour sur le chantier qui devait pourtant faire l’objet d’une résolution en août ou en septembre. Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, a fait le point mercredi.

Mme Milot ne comprenant pas pourquoi on avait annoncé la construction de la piste cyclable à partir du mois de juillet, en début d’année, pour ensuite la repousser jusqu’à l’automne. 

« En 2020, connaissant l’importance de la santé cardiovasculaire et de l’écoresponsabilité, aucun trottoir ni piste cyclable ne rejoint un de pôles de travail, de services et d’études les plus importants de notre ville », déplorait-elle.

Elle rappelait que les citoyens ont démontré de l’intérêt pour la construction d’un trottoir et d’une piste cyclable sécuritaire vers le centre hospitalier dès 2011 et qu’une pétition de plus de 1000 noms a été déposée en 2015. Elle craignait aussi que la Ville perde la subvention qui lui a été octroyée pour ces aménagements.

« Pour la subvention, on peut rassurer les gens. Elle sera toujours disponible. Nous nous en sommes assuré auprès des gouvernements », rapporte Mme Gravel.

Toutefois, la COVID a vraisemblablement réduit les chances de voir les infrastructures terminées cette année.  

Caroline Gravel

« Nous sommes allés en appel d’offres plus tard que prévu en raison de la COVID, en juin. Nous avons ouvert les soumissions en juillet. Les prix reçus étaient trop élevés par rapport à notre budget. Nous n’avions pas l’argent pour faire ces travaux. Nous avions mis des conditions, soit que tous les travaux soient terminés pour 2020 », explique Caroline Gravel.

« Avec l’accord du conseil, nous retournons en appel d’offres en levant les conditions, c’est-à-dire que les travaux commenceraient en 2020, mais nous ne sommes pas obligés de terminer cette année. Comme nous sommes tard en saison, les carnets des entrepreneurs sont pleins. L’objectif, c’est d’ouvrir à plusieurs soumissionnaires et d’avoir de meilleurs prix. Le budget n’est pas illimité. Si les prix sont encore trop chers, nous devrons retourner en appel d’offres et reporter en 2021. »

Même si le chantier s’amorçait cette année, il serait pratiquement impossible de terminer les travaux avant l’hiver.

« Le tronçon est long et il appartient au ministère des Transports. On doit absolument obtenir son autorisation parce qu’on passe sur ses infrastructures. Pour la réalisation des travaux, nous en avons facilement pour dix à douze semaines. »

Les interrogations de Mme Milot avaient soulevé une petite controverse au conseil municipal, mardi, puisque son courriel comptait huit requêtes alors que le règlement municipal limite le nombre de questions posées par chaque citoyen à deux. Évelyne Beaudin a fait valoir que cette information n’était pas indiquée clairement sur le site de la Ville de Sherbrooke et elle aurait souhaité que toutes les questions de la citoyenne soient lues. Aucun autre élu n’a appuyé sa démarche. Seules les deux premières questions ont donc été adressées aux élus.

Le conseiller Marc Denault, président du comité de mobilité durable, avait affirmé que ce tronçon était important et qu’il fallait s’assurer de le terminer. Il espère que l’ajout d’une piste cyclable sur le pont enjambant l’autoroute 610 pourra inspirer des travaux semblables sur le pont Jacques-Cartier dans le futur.