En juillet 2019, le prédateur sexuel Pascal Montembault a reconnu des gestes sexuels sur 103 victimes adolescentes au palais de justice de Sherbrooke.

La peine de Montembeault sera débattue en avril

Le débat sur les peines consécutives dans les dossiers de Pascal Montembeault se déroulera en avril prochain.

Pascal Montembeault avait déposé à la fin 2019 une contestation de la peine consécutive de 103 ans qui doit théoriquement lui être imposée pour les multiples crimes à caractère sexuel qu’il a reconnus sur une centaine de victimes mineures.

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Selon le Code criminel, le prédateur sexuel Pascal Montembeault de Trois-Rivières devrait être condamné à 103 années de prison, soit un minimum d’une année de prison pour chacune des victimes des crimes à caractère sexuel dont il a reconnu être l’auteur.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a réussi, lundi, à arrimer l’horaire du tribunal à ceux du procureur général du Québec, du procureur aux poursuites criminelles et pénales et de l’avocat de la défense pour la tenue de ce débat.

Le 3 avril prochain a été retenu pour ce débat d’une journée.

En juillet 2019, le prédateur sexuel a reconnu des gestes sexuels sur 103 victimes adolescentes au palais de justice de Sherbrooke.

Leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile, la liste des 163 accusations qu’il a avouées est longue.

L’homme de 39 ans est passé des crimes derrière son écran à un crime en personne avec une adolescente de Sherbrooke sur laquelle il a commis des attouchements sexuels en août 2017.

Montembeault est détenu depuis son arrestation dans cette affaire.

Pascal Montembeault utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

Il utilisait les sites Ados rencontres, Facebook et Skype pour faire du leurre informatique.

Les victimes alléguées habitent dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Il n’utilisait pas les menaces, mais une certaine pression psychologique.

Montembeault a entrepris un suivi au Centre de détention de Sorel en attendant sa peine.

L’homme avait été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur cette adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.

Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l’endroit de 102 autres adolescentes.