Blessing Dugbeh estime que la peine minimale de prison qui doit lui être imposée à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif est « cruelle et inusitée ».

La peine de Dugbeh plaidée en novembre prochain

Blessing Dugbeh fera entendre ses arguments au tribunal en novembre prochain afin d’éviter la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée pour une agression sexuelle en groupe commise sur une adolescente de 15 ans à Sherbrooke.

Dugbeh estime que la peine minimale de prison qui doit lui être imposée à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif est « cruelle et inusitée ».

Le 26 novembre prochain, la peine sera plaidée par son avocat Me Guy Plourde, la procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette, mais aussi le procureur général du Québec.

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Blessing Dugbeh doit se voir imposer cette peine minimale de prison étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les évènements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

Dugbeh souhaite invoquer l’article 12 de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne pour faire invalider la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée.

Lors des gestes en cause, la victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels. La juge avait retenu que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge avait qualifié de troublants les évènements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Blessing Dugbeh a aussi fixé au 16 octobre prochain, le moment où il fixera la date de son procès pour les autres accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger déposées contre lui.

À la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui, Dugbeh a été accusé d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger sur trois victimes mineures alléguées.

Dugbeh a renoncé à son enquête sur remise en liberté relativement aux accusations portées pour ces gestes qui auraient été commis entre mai 2016 et septembre 2017.

Ces accusations, concernant trois adolescentes de moins de 16 ans, comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.