David-Alexandre Gagné (photo) a participé au défilé de mode vendredi à l’école du Phare.

La mobilité réduite mais pas l’ambition

Parce qu’ils ne voient pas de différence entre les élèves, des jeunes à mobilité réduite se sont mélangés avec des élèves ayant des problèmes de communication. Ils ont ensuite foulé les planches à l’occasion de leur premier défilé de mode organisé dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux élèves à mobilité réduite, vendredi à l’école du Phare.

Rokaya Al-Abahili, une collègue de classe, refuse de faire une distinction entre les élèves, peu importe leur condition. « C’est pour montrer à l’école qu’on n’est pas différents d’eux même si l’on est handicapés. C’est important de faire réaliser aux gens que même si nous avons un handicap, on peut avoir des rêves ou avoir un grand boulot », affirme-t-elle, les étoiles dans les yeux.

Un élève qui a participé au défilé de mode, David-Alexandre Gagné, juge important de partager sa réalité avec ses confrères. « On fait le défilé de mode pour la première fois. C’est pour que le monde fasse attention lorsqu’ils nous voient. Ça fait quelques années qu’on fait la semaine de sensibilisation à la mobilité réduite et, depuis l’an dernier, je vois qu’il y a une amélioration », affirme David-Alexandre Gagné, un élève à l’école internationale du Phare, qui s’est déjà fait bousculer par quelqu’un qui regardait son cellulaire en marchant.

Une autre élève, Kayla Valériote, veut que les plus jeunes fassent attention aux personnes à mobilité réduite. « C’est pour ça, la semaine de sensibilisation. On veut que les élèves de première secondaire prennent conscience qu’il y a des jeunes qui sont à mobilité réduite », indique celle qui porte une orthèse après avoir subi une opération.

Appui d’une mannequin professionnelle 
La mannequin professionnelle et blogueuse Janie Boulianne-Gref a su, il y a deux ans et demi, que ses reins avaient cessé de fonctionner. « Je suis en dialyse en attente d’une greffe. C’est difficile de sortir le positif de tout cela. Sans la maladie, je n’aurais jamais eu l’opportunité de m’accomplir autant », confie la porte-parole pour la Fondation canadienne du rein, Chaîne de vie et Pose un geste.

Mme Boulianne-Gref a eu la chance de rencontrer individuellement chacun des 15 élèves qui participaient à la semaine de sensibilisation. « Le but était qu’ils trouvent leurs passions. Je voulais connaître leur regard sur la vie. Je leur ai montré qu’avec leur passion, ils étaient capables d’avoir un emploi, un avenir et des buts à atteindre », confirme celle qui attend toujours un rein.