La ministre de la Santé Danielle McCann pourrait rencontrer le Sherbrookois Mario Goupil, qui lutte pour procurer de l’édaravone à sa conjointe atteinte de la SLA.

La ministre McCann pourrait rencontrer Mario Goupil

La ministre de la Santé Danielle McCann n’est pas fermée à l’idée de rencontrer le Sherbrookois Mario Goupil, qui lutte pour procurer de l’édaravone à sa conjointe atteinte de la SLA, mais il doit passer par le canal officiel.

Au bureau de la ministre à Québec, on soutient qu’on n’a pas reçu de demande formelle de sa part pour une rencontre.

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« M. Goupil peut faire une demande officielle pour une rencontre et nous allons l’examiner comme nous examinons toutes les demandes pour une rencontre », précise Alexandre Lahaie, attaché de presse de Mme McCann.

M. Lahaie assure que le cas de Lisette Joyal, comme ceux des autres personnes atteintes de cette terrible maladie qu’est la sclérose latérale amyotrophique (SLA), est pris en considération au bureau de la ministre. « Nous avons beaucoup d’empathie pour ce que vivent ces personnes », dit M. Lahaie. 

« Mais nous laissons la négociation suivre son cours avec le fabricant du médicament. »


« J’espère seulement que cela ne nous causera pas d’ennuis aux douanes canadiennes. »
Mario Goupil

Depuis le « jour un »

Joint à ce sujet, M. Goupil assure pour sa part être en communication avec le bureau de la ministre depuis « le jour un » de sa saga.

« Je suis en communication avec une personne du bureau de la ministre. Je veux juste une demi-heure pour pouvoir nous expliquer, pas nous chicaner. Je ne veux pas continuer de communiquer avec la ministre par média interposé. »

« J’en ai parlé à quelqu’un du bureau d’André Bachand (député caquiste de Richmond). Les demandes ont été faites. Si la ministre veut, je vais me rendre à Québec avec Lisette si elle va assez bien. »

Rappelons que la ministre soutient que le rapport qualité/prix de l’édaravone n’était pas assez élevé et que son gouvernement ne peut soutenir financièrement les demandes d’aides. Il pourrait en coûter plus de 60 millions $ pour fournir le médicament à 330 malades au Québec sur une période de trois ans, selon elle.

M. Goupil a passé une commande de doses d’édaravone la semaine dernière en faisant directement affaire avec la compagnie pharmaceutique au Japon. Il évaluait le coût à 1930 $ pour un traitement de trois mois.

Il dit avoir reçu une bonne nouvelle en provenance du Japon au cours des dernières heures. « J’ai reçu confirmation de la Clinique Yoshino au Japon qu’on avait bien reçu les sous pour trois mois de médication à l’édaravone. Qui plus est, la Clinique m’a avisé que les frais de la banque pour le transfert avaient été moindres que prévu et que j’avais acheminé 7000 yens en trop. »

« Alors voilà, on va ajouter quatre ampoules supplémentaires d’édaravone à l’envoi. J’espère seulement que cela ne nous causera pas d’ennuis aux douanes canadiennes où, m’a-t-on dit, on n’accepte pas plus d’ampoules que pour trois mois. On verra. Si les douanes canadiennes m’appellent, je vais leur dire qu’il y a 2999 autres personnes atteintes de la SLA au pays et que certaines d’entre elles rêvent aussi à ce médicament. » 

Environ 600 Québécois sont atteints de la sclérose latérale amyotrophique dont une vingtaine à Sherbrooke et dans ses alentours. L’édaravone est un médicament qui pourrait réduire la souffrance des personnes atteintes et prolonger de 33 % leur vie. Il a été approuvé par Santé Canada en octobre 2018.