«La majorité des gens guérissent», affirme un physiothérapeute

SHERBROOKE - Le physiothérapeute chez Action Sport Physio Sherbrooke, François Lévesque est catégorique : chaque commotion cérébrale est unique et elles peuvent être soignées.

«En général, les personnes récupèrent vraiment bien de leur commotion cérébrale, explique le physiothérapeute. Je dirais que 90 % des gens ont une bonne récupération. Il y a peut-être un 10 % pour qui c'est plus long. C'est plutôt rare que les gens gardent des séquelles de leur commotion. Oui, il y a des cas et c'est important de prévenir et de voir à améliorer nos pratiques, mais il y a beaucoup de développement dans la manière de s'occuper des commotions.»

«Le danger est de subir une deuxième commotion par-dessus une première, poursuit-il. C'est là que ça devient plus complexe. D'habitude, on estime 21-30 jours une récupération normale. La disparition des symptômes ne veut pas nécessairement dire que c'est réglé. C'est là que ça devient confondant dans le message.»

Actuellement, des exercices peuvent être effectués pour accélérer le processus de guérison. «Avant, on disait de se reposer. Il y a des facteurs confondants avec les symptômes de commotion. Il pourrait donc y avoir d'autres choses que la commotion, qui donne des symptômes similaires. À moment donné, l'athlète ou le travailleur se met à paniquer parce que ses symptômes persistent, mais parfois, ça n'a rien à voir. S'il y a une entorse cervicale, on peut voir que certaines zones de la région du cou peuvent créer des maux de tête, par exemple», décrit-il.

Donc, le mot clé n'est plus nécessairement «repos, repos et repos», sauf dans les 48 h suivant l'impact. «À deux semaines post-commotion, on fait de l'activation monitorée, malgré la persistance des symptômes. On active les gens en deçà du seuil d'augmentation des symptômes», décrit celui qui voit des gens souffrant de commotions cérébrales toutes les semaines.

Pour lui, arrêter de pratiquer un sport après une commotion est une solution de dernier recours. «La décision d'arrêter de faire du sport est supportée de plusieurs critères. Oui, il y a le nombre, mais il y a aussi la durée des symptômes. Certaines personnes vont avoir de longues réadaptations. Il faut prendre les décisions en équipe avec le médecin traitant», résume François Lévesque.