Abigaël Walker est une grande passionnée de tennis et, depuis un an et demi, elle se sent beaucoup mieux malgré sa maladie rhumatologique.

La jeune Abigaël en rémission médicamentée

La jeune Sherbrookoise Abigaël Walker voit de plus en plus la lumière au bout du tunnel. Et c’est avec une joie immense que l’adolescente de 14 ans a appris une excellente nouvelle : elle se trouve maintenant en rémission médicamentée.

Abigaël n’avait que neuf ans lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte de la polychondrite chronique récidivante. Cette maladie rhumatologique très rare cause l’inflammation sévère de son larynx, de sa trachée et de ses bronches.

Par un heureux hasard, Abigaël a dû arrêter de prendre un médicament très puissant, des corticostéroïdes, à la suite d’une gastro. Depuis un an, elle n’a pas repris ce médicament.

« C’est soulageant, admet-elle. C’est une belle étape pour moi. Les médecins pensaient que ça n’allait jamais arriver. Je ne souhaite à personne de prendre un jour des corticostéroïdes. Les effets secondaires sont intolérables. Ça change une vie! »

« Grosse victoire »

Son père Stephen Walker se réjouissait également jeudi lorsque contacté par La Tribune.

« Abigaël prend du mieux, dit-il. Depuis plus de quatre ans, elle doit prendre beaucoup de médicaments dont les corticostéroïdes. Ce médicament est très dur pour le corps, mais soulageait les effets de sa maladie. Pour être en rémission médicamentée, elle devait arrêter de prendre ce médicament pendant un an et son corps y est parvenu. Les corticostéroïdes provoquaient les effets de l’arthrite et de l’ostéoporose. En plus, elle a arrêté de grandir. Pour elle, c’est une grosse victoire. »

Abigaël Walker est une grande sportive. Passionnée de tennis, elle peut désormais pratiquer son sport favori avec plus d’aisance. La prochaine étape? La rémission complète. Un défi énorme pour la jeune fille.

« Chaque bonne nouvelle est une petite victoire, indique son père. C’est très encourageant pour elle, mais aussi pour toute la famille et même les spécialistes. Mais avant la rémission complète, elle espère aussi réduire les autres médicaments. Parce que la maladie est encore là, mais en dormance. Depuis un an et demi, elle n’a pas connu de rechute. C’est tellement encourageant et on espère évidemment que tout aille bien encore », résume Stephen Walker.