Catherine Marchand, une luthière à l’œuvre à La Fabrique.

La Fabrique remonte la pente

Après quelques années plus laborieuses, la coopérative d’ateliers collectifs La Fabrique relève ses manches grâce à une nouvelle équipe.

Depuis 2013, La Fabrique permet à plus de 850 membres et partenaires de pratiquer l’ébénisterie, la mécanique, la poterie, l’impression et l’électronique. Le tout, dans un environnement adapté à plusieurs besoins de ces pratiques.

Cette initiative a néanmoins eu son lot de difficultés financières dans les dernières années, allant même jusqu’à devoir annuler l’événement annuel le Mini Maker Faire en 2018. Toutefois, le rassemblement d’artisans, qui a changé de nom pour Foire Marquette, fera son grand retour en octobre 2019. 

« Dans la dernière année, nous avons affronté plusieurs défis. La Fabrique a démarré et évolué très rapidement. Pour le moment, on est aussi dépendant des subventions. On n’est pas 100 pour cent autonome. À la suite d’une réduction dans les subventions, nous avons également dû couper des postes. On est passé de cinq à deux employés et un stagiaire. Il y a une réorganisation à l’interne. Nous essayons de ramener une équipe autour du projet pour le pérenniser afin d’être plus indépendant devant les subventions et plus indépendant dans nos activités », avoue Étienne Plante, président de La Fabrique et cofondateur. 

C’est pourquoi depuis mars La Fabrique a un nouveau directeur ainsi qu’un employé aux communications et marketing. 

« C’est non seulement une nouvelle équipe, mais aussi une nouvelle énergie et une nouvelle vision. Il y a un nouveau dynamisme dans nos activités. On relance les activités qu’on ne pouvait plus tenir avec le manque de ressources. Je ne dirais pas que le phénix renaît de ses cendres, mais il y a beaucoup d’efforts qui ont été mis. Nous suivons actuellement un plan de redressement. Nous mettons les ressources et énergies aux bons endroits. On veut que ça progresse! » souligne Étienne Plante.

Du côté du nombre de membres, Étienne Plante assure que dans ce sens, tout se déroule bien. Malgré une hausse des tarifs d’abonnement, les gens adhèrent toujours à la mission de La Fabrique en plus de profiter de ses services.

« La coopérative appartient à chacun de ses membres. Nous nous devons de partager collectivement cette facture », ajoute le président. 

Subvention

La Fabrique, qui est une coopérative et non un organisme à but non lucratif, bénéficie des subventions de la part de la Ville par le biais des organismes de développement économique de la région. Dans le but d’avoir un accès à d’autres subventions, la coopérative entreprend actuellement des procédures afin de se transformer en organisme. 

« On considère la création comme étant un métier. Remettre les artistes au cœur de notre économie est essentiel. Vivre de son art, c’est très rare et je dirais même utopique. J’ai envie que ça ne le soit plus. »

Événements essentiels 

Bien que les divers événements organisés par La Fabrique soient essentiels à l’éclosion de l’organisation, ils répondent également de façon ponctuelle à sa mission. 

La Foire Marquette, par exemple, propose une rencontre entre les artisans et les Sherbrookois. Le 5 octobre, plus de 30 exposants et partenaires occuperont la rue Marquette pour y présenter différentes créations. 

« C’est l’occasion pour les gens de venir à la rencontre des artisans et de consommer des produits de qualité d’ici. Ça donne aussi l’occasion d’échanger avec les artisans et de reconnecter avec ce qui a été fait. Nous avons beaucoup perdu le contact avec la fabrication des objets du quotidien et c’est l’occasion de reconnecter », affirme Étienne Plante. 

Ce dimanche, l’événement BBQ « All Dress » qui se tiendra de midi à 17 h en partenariat avec Amalgam offrira la chance aux participants de se faire sérigraphier différentes ouvres d’artistes de la région sur des chandails vierges. L’argent amassé lors de cette rencontre ira aux deux organisations.