Le doyen de la faculté de droit Sébastien Lebel-Grenier et la directrice de la bibliothèque Karine Couture rayonnaient de fierté, jeudi soir, lors de l'inauguration de la nouvelle bibliothèque de droit, rénovée au coût de 4  millions $.

La bibliothèque de la faculté de droit fait peau neuve

Après des travaux de 4 M $ qui ont nécessité sa fermeture pendant plus de 10 mois, la « nouvelle » bibliothèque de la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke est à nouveau accessible aux étudiants, au personnel et au public en général.
L'inauguration des nouveaux espaces a eu lieu jeudi soir en présence du doyen de la faculté Sébastien Lebel-Grenier, ainsi que de nombreux diplômés, dignitaires et donateurs.
Au cours d'une visite précédant la cérémonie officielle, M. Lebel-Grenier a indiqué que la transformation de la bibliothèque représente le plus important chantier entrepris par la faculté de droit depuis son aménagement dans le pavillon Albert-Leblanc, en 1971.
La nouvelle bibliothèque est l'oeuvre de l'architecte québécoise Manon Asselin, à qui le Musée des beaux-arts de Montréal a récemment confié la création de son nouveau pavillon consacré à la paix.
Autrefois accessible par un simple escalier de service, la nouvelle bibliothèque dispose aujourd'hui d'un escalier monumental et d'un ascenseur qui donnent accès aux deux étages de la bibliothèque situés en plein coeur de l'édifice.
Les nombreux isoloirs et les interminables rayons remplis de volumes ont laissé place à de grands espaces où la convivialité côtoie les plus récentes technologies de l'information. Résultat : un sentiment de transparence où la lumière naturelle occupe un rôle prépondérant et nettement plus accueillant qu'auparavant.
Un lieu aussi où le bois et les matériaux naturels participent à l'expérience, indique M. Lebel-Grenier
« Ce qu'on souhaitait avec notre bibliothèque, c'est d'en faire un lieu de grande qualité et qui est beau en soi. Parfois, dans les universités, on a tendance à faire dans l'utilitaire. Mais pour nous, il était important que ce lieu soit accueillant pour nos étudiants, notre personnel et tous les usagers. On voulait faire en sorte que l'on se sent privilégié d'être ici », précise le doyen en parlant du projet initié par son prédécesseur Daniel Proulx, il y a 10 ans.
Le réaménagement du deuxième étage vaut à lui seul le déplacement. La disparition des rayons de livres et des isoloirs offre aux visiteurs un point de vue imprenable sur le mont Orford grâce au dégagement des fenêtres longeant le chemin Sainte-Catherine.
« On souhaitait que notre bibliothèque ouvre sur le paysage, indique M. Lebel-Grenier. On a un des plus beaux points de vue à Sherbrooke. L'effet de transparence fait en sorte que les couchers de soleil enveloppent l'espace d'une belle lumière. »
L'étage supérieur compte également plusieurs salles de travail vitrées, dotées de murs inscriptibles (sur lesquels les usagers peuvent écrire). On y trouve aussi une mini salle de tribunal permettant d'y tenir des simulations de procès.
Plusieurs oeuvres d'art appartenant à la collection de l'université ont été installées sur les murs, en plus d'un espace destiné à l'exposition d'une oeuvre contemporaine.