L’immense entrepôt que veut construire Kruger sur l’ancien terrain de golf Prince-de-Galles, le long du chemin des Écossais, serait un des plus gros, sinon le plus gros, du territoire sherbrookois en matière de surface au sol.
L’immense entrepôt que veut construire Kruger sur l’ancien terrain de golf Prince-de-Galles, le long du chemin des Écossais, serait un des plus gros, sinon le plus gros, du territoire sherbrookois en matière de surface au sol.

Kruger veut construire un méga-entrepôt sur un ancien terrain de golf [PRIMEUR]

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
L’entreprise Kruger veut construire un gigantesque entrepôt sur l’ancien terrain de golf Prince-de-Galles, le long du chemin des Écossais. L’édifice, qui serait un des plus gros, sinon le plus gros, du territoire sherbrookois en matière de surface au sol, prendrait forme près de la sortie de l’autoroute 55, dans le district de Brompton. Les citoyens du secteur sont conviés à une séance d’information le mercredi 29 janvier.

Les citoyens ont effectivement reçu une lettre de l’entreprise, qui désire présenter son projet et recueillir les commentaires le 29 janvier, de 19 h à 21 h, au 133 rue Laval. On y mentionne que des représentants de Kruger et des professionnels de la Ville seront sur place pour discuter d’une demande de dérogation aux règlements d’urbanisme en vigueur. La séance d’information est convoquée par l’entreprise avant même que la Ville n’ait à se prononcer sur une potentielle modification au zonage. Si le conseil municipal choisissait de faire cheminer le projet dans l’appareil municipal, une consultation publique serait organisée.

Selon ce que La Tribune a appris, les terrains disponibles pour accueillir une construction de cette taille sont peu nombreux, ce qui justifierait le choix de l’emplacement. 

Chez Kruger, la directrice des communications, Paule Veilleux-Turcotte, se fait avare d’explications. Elle souhaite pouvoir prendre le temps de rencontrer les citoyens pour bien leur exposer tous les détails du projet. « Je peux confirmer que Kruger est à la recherche d’un terrain pour des besoins d’entreposage et que nous étudions plusieurs options, dont ce terrain, qui est intéressant en raison de sa taille. Il nous permettrait d’utiliser le corridor autoroutier en plus d’être éloignés des résidences. Il s’agit d’un dossier très, très préliminaire. »

Mme Veilleux-Turcotte n’a pas souhaité préciser la superficie projetée pour le bâtiment ni la nature des investissements potentiels.

Droit transférable?

Le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU), Vincent Boutin, souhaite limiter ses commentaires en attendant que Kruger présente son projet. Il confirme néanmoins que le CCU s’est prononcé sur le dossier. Selon toute vraisemblance, si la séance d’information est convoquée, c’est que la Ville n’a pas rejeté d’emblée la demande de l’entreprise. 

Le terrain visé, situé à l’extérieur du périmètre urbain, en zone rurale, avait fait l’objet d’un débat en 2018, alors que la construction de 54 maisons y était projetée. Le secteur n’étant pas desservi par les égouts et l’aqueduc, les voisins s’inquiétaient de l’épuisement potentiel de la nappe phréatique. Les études de la Ville et du ministère de l’Environnement avaient toutefois convaincu les élus d’honorer une décision prise par le Canton de Brompton en 1981 en permettant la construction des maisons.

Le droit acquis pour des bâtiments résidentiels est-il transférable pour une construction de nature industrielle ou commerciale? Selon Vincent Boutin, dans les grandes orientations du schéma d’aménagement, l’usage industriel est déjà permis de manière complémentaire dans la zone visée. Il est toutefois contingenté, ce qui signifie qu’un bâtiment de ce type ne pourrait pas occuper plus de 48 % du terrain.

La conseillère de Brompton, Nicole Bergeron, n’a pas rappelé La Tribune.