Justice et faits divers en bref

Grave de voler son employeur

Peu importe le montant du vol, le fait de s’en prendre à son employeur est considéré comme un facteur aggravant dans l’imposition d’une peine.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a servi une sévère mise en garde, lundi au palais de justice de Sherbrooke, à Mélissa Roy De Libero qui a reconnu avoir volé son employeur en janvier dernier.

La femme de 25 ans a cependant démontré des preuves de réhabilitation, et surtout qu’elle utilise les outils pour ne pas retomber dans la consommation de stupéfiants qui l’a menée à ce point de rupture.

Au début janvier 2019, Mélissa Roy De Libero a effectué plusieurs petits vols d’argent et de cartes prépayées dans la caisse de son employeur à Granby.

Elle a aussi volé deux portefeuilles appartenant à une collègue de travail.

Ces sommes étaient utilisées pour se payer de la drogue.

C’est à partir des caméras de surveillance du magasin Home Dépôt de Granby que Mélissa Roy De Libero a été identifiée.

« Quand on vole son employeur, on brise la confiance mise en nous. On brise la confiance de nos collègues. Il y a un degré de gravité supérieur », a mentionné la juge Desgens. La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Kim Dingman et de a procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier.

L’accusée a suivi une thérapie de cinq mois à Sherbrooke à la suite de son arrestation.

« Vous êtes consciente que pour maintenir cette abstinence, vous devez aller chercher de l’aide (...) Un agent de probation vous aidera à vous maintenir sur la bonne voie », signale la juge Desgens qui a imposé une probation à l’accusée.

Mélisa Roy De Libero devra rembourser un montant de 220 $ au cours des six prochains mois.  René-Charles Quirion

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Ressortissant français, Alexis Poirier risque l’expulsion du Canada à l’expiration de la peine qui devrait lui être imposée par le tribunal.

Une peine de prison guette Alexis Poirier

Alexis Poirier prendra vraisemblablement le chemin de la prison au début de 2020.

L’individu de 27 ans était de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke, dans une affaire de pornographie juvénile.

Plus de 3000 fichiers de pornographie juvénile ont été découverts dans le matériel informatique qu’il possédait.

Poirier a été arrêté en février 2019 dans la maison de chambres qu’il habitait dans le quartier universitaire à Sherbrooke.

Il est accusé de possession, d’avoir accédé, d’avoir rendu disponible et de distribution de pornographie juvénile entre juin 2013 et février 2019.

Certaines de ces accusations comportent une peine minimale d’une année de détention ferme.

L’analyse faite par le module technologique de la Sûreté du Québec a permis de préciser les accusations portées contre Alexis Poirier.

Son avocate Me Stéphanie Marcoux a expliqué au tribunal, lundi, qu’une suggestion commune sera présentée au retour du dossier devant le tribunal le 23 janvier.

Le ressortissant français ne possède pas de statut au Canada. Il s’y trouve en vertu d’un permis de travail.

Le citoyen de la France risque l’expulsion du pays à l’expiration de la peine qui devrait lui être imposée par le tribunal.

Des agents des services frontaliers du Canada (ASFC) étaient d’ailleurs présents devant le tribunal, lundi, pour suivre le dossier de Poirier.

C’est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public dans cette affaire.  René-Charles Quirion

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Coupable d’avoir pris le sein d’une collègue de travail

Un jeune homme de 19 ans de Richmond payera cher une pulsion sexuelle inexpliquée qui l’a poussé à prendre le sein d’une collègue de travail avant de tenir des propos non équivoques sur ses intentions.

Le jeune homme de 19 ans, sans antécédent judiciaire, a reconnu ses torts, lundi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Il a plaidé coupable à une agression sexuelle commise le 16 janvier dernier.

Lors d’une pause à son travail, l’individu observait une collègue qui était assise à une table près de lui en train de scruter son téléphone intelligent.

L’agresseur s’est approché derrière elle et lui a empoigné un sein en lui disant à l’oreille en des termes vulgaires que si elle n’était pas en couple, il assouvirait ses bas instincts sur la table.

Cet épisode de violence sexuelle a duré une vingtaine de secondes.

« Il ne peut expliquer son geste », a dit au tribunal l’avocate de la défense Me Kim Dingman.

Le jeune homme a plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle.

Cette dernière a demandé que son client soit évalué par un agent de probation pour tenter de faire la lumière sur cette agression sexuelle.

Des intervenants de l’organisme CIVAS pourraient être interpellés dans cette affaire.

Un rapport présentenciel sera confectionné d’ici le 16 janvier pour éclairer le tribunal afin qu’il puisse rendre la peine la plus appropriée à la situation de l’accusé.

C’est Me Marilène Laviolette qui représente le ministère public dans cette affaire.  René-Charles Quirion

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Stéphane Gosselin de Québec passera deux ans et un mois dans un pénitencier.

L’individu qui faisait l’objet de mandats d’arrestation émis à Montréal a été arrêté à Sherbrooke alors qu’il traversait la rue en zigzaguant entre les véhicules.

Interpellé par les policiers à l’intersection King-Bowen, le 1er octobre dernier, Stéphane Gosselin n’a pas été remis en liberté depuis ce moment.

Si de nombreux bris de conditions et d’engagement pèsent contre lui, Gosselin a été condamné à cette lourde peine d’incarcération pour avoir tenté de faire entrer de la drogue au centre de détention de Québec.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, lundi, il a notamment plaidé coupable à la possession de stupéfiants à l’intérieur des murs de la prison à Québec.

Les agents des services correctionnels ont retrouvé 175 grammes de résine de cannabis dans les toilettes en octobre 2018.

L’accusé a insisté pour purger sa peine dans une prison fédérale afin de suivre les programmes de réhabilitation.

« Vous trainez un problème de drogue depuis de nombreuses années », a constaté la juge Desgens. René-Charles Quirion