Les jeunes pourront se familiariser avec les rudiments de la boxe, au Centre de foires, les 1er et 2 mai prochains, lors des Jeux de Sherbrooke.

Jeux de Sherbrooke : une réflexion s’impose, dit Vincent Boutin

Les Jeux de Sherbrooke seront présentés pour une troisième année, les 1er et 2 mai prochains. Si l’engouement populaire de cet événement destiné aux jeunes de sixième année des commissions scolaires de la région est toujours palpable, son modèle organisationnel est remis en question.

Des préoccupations diverses ont été amenées lors des réunions du comité du sport et du plein air de la Ville de Sherbrooke, l’automne dernier.

L’événement, qui est doté d’un budget d’opération de 75 000 $ se dirigeait vers un déficit de 25 000 $, et l’essoufflement des bénévoles des différents clubs sportifs est marqué.

« Après cette édition 2019, nous devrons avoir une bonne réflexion quant aux Jeux de Sherbrooke. À la base, c’est un bon projet, mais est-ce qu’on va garder la même mouture, le même contexte? Ce sera à voir. C’est une grosse logistique de gestion pour deux journées remplies d’activités. Le volet financier est à considérer, mais aussi le fait que plusieurs clubs nous ont dit que c’était un défi pour leurs bénévoles », a dit Vincent Boutin, président par intérim du comité du sport et du plein air à la Ville de Sherbrooke.

En 2019, plus de 1700 élèves de 6e année des écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), de la Commission scolaire Eastern Townships et des écoles privées sherbrookoises participeront à plusieurs activités sportives et feront l’essai de nouveaux sports.

Au total, ce sont 36 disciplines sportives qui seront proposées sur l’un des six plateaux d’activités répartis sur le territoire de Sherbrooke.

Ces Jeux sont financés à partir des intérêts générés par le legs produit par la présentation des Jeux du Canada, en 2013.

Formé pour la gestion de ce legs, le comité du fonds du legs a élaboré quatre programmes destinés à la Jeunesse, dont les Jeux de Sherbrooke, qui visent à mousser les saines habitudes de vie et la découverte de nouvelles pratiques sportives.

Bon an, mal an, une trentaine de bénévoles est nécessaire pour venir en appui aux responsables de l’événement.

« Notre seule source de financement, ce sont les intérêts sur le legs, et les taux d’intérêt n’ont pas été aussi élevés qu’anticipés, cette année. Si on ajoute ça aux frais fixes, on se dirigeait vers un déficit. On a donc mis des mesures en place pour arriver à coûts nuls, par exemple on a engagé une stagiaire pour l’organisation, et on a fait plus de tâches à l’interne, afin d’en arriver à un coût zéro cette année », a poursuivi Vincent Boutin.

« Il y a aussi un essoufflement chez les bénévoles. C’est plus difficile pour les petits clubs de monter des ateliers. C’est donc une saine gestion de revoir notre façon de faire. »

Les rendements pour les obligations à taux progressif sont variables, sur une période de 10 ans.

S’il y a déficit pour l’organisation des Jeux de Sherbrooke, est-ce que les sommes nécessaires seront pigées à même le capital, au-delà des intérêts générés par le legs?

Rappelons que la présentation des Jeux du Canada en 2013 a permis de dégager un surplus de 2,2 millions de dollars.

Sur le taux actuel 1,80 % par année, par exemple, on parle d’intérêts générés de 39 600 $.