S’il se dit déçu du résultat de la réflexion du gouvernement du Québec, le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’enthousiasme quant à la possibilité d’accueillir la Conférence ministérielle de la Francophonie 2019, les 30 et 31 octobre 2021.

Jeux de la Francophonie : Steve Lussier passe au plan B

Sherbrooke devra finalement faire une croix sur la présentation des Jeux de la Francophonie en 2021. S’il se dit déçu du résultat de la réflexion du gouvernement du Québec, le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’enthousiasme quant à la possibilité d’accueillir la Conférence ministérielle de la Francophonie 2019, les 30 et 31 octobre 2021.

« La ministre Girault m’a confirmé qu’elle va faire la mise en candidature de Sherbrooke pour obtenir la Conférence ministérielle de la francophonie, en 2021. Cet événement se déroule à Monaco cette année, à Tunis l’an prochain, et on espère l’accueillir, les 30 et 31 octobre 2021. Plus de 600 personnes pourraient être attendues ici, vous comprendrez que ce sont des retombées qu’on ne peut pas négliger à recevoir ici au niveau de l’économie. C’est une excellente nouvelle que la ministre nous a apprise ce matin (vendredi). Il y avait un plan B aussi et elle m’a demandé si je lui donnais l’autorisation et ce fut immédiatement oui de mon côté », a dit le maire.

La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) est l’une des trois instances de la Francophonie prévues par l’article 2 de sa Charte.

Elle a pour mission de veiller à l’exécution des décisions arrêtées lors d’un Sommet et de préparer le Sommet suivant. 

Elle se prononce sur les grands axes de l’action multilatérale francophone. Les États et gouvernements membres ou observateurs du Sommet y sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères ou le ministre chargé de la Francophonie. Les opérateurs de la Francophonie sont également présents.

Une soixantaine de pays sont généralement représentés lors de cette rencontre.

Un prix de consolation?

Steve Lussier refuse de voir cette attribution potentielle comme un prix de consolation.

« Les coûts pour l’accueil de cette conférence seraient assumés à 100 % par le gouvernement du Québec. Ça ne coûtera rien aux contribuables, on va plutôt profiter des retombées que ça va générer. Un prix de consolation? Vous comprendrez que j’étais déçu, c’est normal, c’est sûr que ce fut une belle rencontre, mais j’ai été très déçu au départ, car il y avait beaucoup beaucoup de gens impliqués dans le dossier des Jeux, et je tiens à les remercier. »

« Il y avait de bonnes retombées prévues pour la présentation des Jeux de la Francophonie, et il y en aura d’aussi bonnes pour la rencontre, quand il y a 60 ministres qui pourraient arriver directement ici, avec des gens, c’est important. »

Le désistement en janvier dernier de Moncton à titre de ville hôte pour 2021 avait détourné les projecteurs vers Sherbrooke, qui avait postulé pour accueillir l’événement, en 2015.

Une nouvelle étude du cahier de charge de l’événement avait été demandée par le conseil municipal de Sherbrooke.

Ce dernier s’était engagé à réserver un montant maximal de 5,5 millions de dollars afin de boucler le budget des Jeux.

Malgré le refus du gouvernement du Québec à bonifier son aide, pas question d’allonger un cent de plus, a confirmé Steve Lussier.

« De notre côté, on avait octroyé un budget de 5,5 millions de dollars, dont 2,5 millions pour les immobilisations futures pour accueillir ces Jeux, un montant de 1 million pour la piste d’athlétisme à l’Université de Sherbrooke, 600 000 $ pour le service de transport et 1,4 million pour les biens et service. C’est ce qu’on avait présenté au gouvernement. Il y a une capacité de payer pour les citoyens, on ne pouvait pas y aller plus loin. »

Les montants réservés à la présentation des Jeux de la Francophonie pourraient fort bien être utilisés pour d’autres événements à venir, confirme Steve Lussier.

Sherbrooke a d’ailleurs déjà manifesté son intérêt pour les finales d’hiver des Jeux du Québec de 2023.

« Pour les Jeux du Québec, il y a des chances. Il ne faut pas s’arrêter là. Ça sera à voir. On avait budgété certains montants pour accueillir ces jeux-là et au niveau du conseil municipal, le 6 mai, on devra avoir des discussions pour voir ce qu’on fait. »