Après un mois en Europe où ils ont vécu toutes sortes de péripéties, Jean-Yves Laflamme et Louise Allard sont de retour chez eux, à Sherbrooke.

Jean-Yves Laflamme et Louise Allard enfin de retour à la maison

SHERBROOKE - Après un long voyage en Espagne où ils ont dû se confiner, les Sherbrookois Jean-Yves Laflamme et sa conjointe Louise Allard sont de retour au pays.

Le couple a eu l'occasion de prendre, selon leurs dires, le dernier avion entre l'Espagne et Paris pour mieux revenir vers le Québec. « On a passé par la peau des fesses! » témoigne M. Laflamme.

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« On a vécu toutes sortes d'affaires, dit Louise Allard. En Espagne, on a attendu notre taxi durant plusieurs minutes et on ne pouvait pas embarquer tous les deux dans le véhicule. Il a donc fallu appeler un deuxième taxi pour aller à l'aéroport. »

« Toutes les fois qu'on entendait le son dans les aéroports comme quoi il allait y avoir un message, on pouvait entendre voler une mouche, enchaîne son mari. Tout le monde avait peur que son vol soit annulé. »

Nervosité

M. Laflamme et sa femme sentaient les gens nerveux. « Si quelqu'un toussait ou éternuait, c'était comme un poseur de bombe. Tout le monde se tournait pour regarder. Tu te retiens de tousser. Même si tu as la gorge sèche, tu fais attention », exprime M. Laflamme, affirmant que sa femme et lui ne ressentent aucun symptôme grippal.

Mme Allard estime que le vol était rempli à 40 pour cent. « Des gens pensent que ce sont des mesures spéciales pour ne pas que les gens se contaminent. Mais dans les aéroports on fait la file, les gens s'approchent les uns les autres, on va aux toilettes, etc. », énumère-t-elle.


« Je m'attendais à devoir passer un test comme on a vu en Chine, mais pas du tout. »
Louise Allard

D'après eux, les mesures étaient bien différentes à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau qu'à celui de Charles-de-Gaule. « À Montréal, il y avait un questionnaire qui nous demandait si on avait de la toux ou de la fièvre. Je m'attendais à devoir passer un test comme on a vu en Chine, mais pas du tout », témoigne Louise Allard.

« Ils nous ont donné une feuille avec des indications pour détecter les symptômes, mais sans plus, poursuit son mari. Ce n'était pas compliqué. »

« À Paris, ils nous demandaient d'avoir nos passeports ouverts à une page blanche pour pouvoir l'étamper. Ici, ils avaient des gants, mais n'avaient pas l'air d'avoir peur de ça », affirment-ils.

Les deux voyageurs promettent qu'ils respecteront leur confinement. « Je ne peux pas croire que des gens ne se l'imposent pas. À la blague, je disais à d'autres passagers qu'on était devenus des bombes ambulantes. On ne sait pas si on est porteurs. C'est évident qu'on ne veut voir personne. Ne venez pas sonner chez nous! » affirme Louise Allard.

Le couple pourra donc vivre le reste de cette pandémie dans le confort de leur foyer. « En arrivant chez nous, on a senti 250 livres de pression s'enlever de nos épaules », résume M. Laflamme, prévoyant qu'il aura beaucoup de temps dans les 13 prochains jours.