L’assaut sur l’employé qui travaillait aux abords du Walmart des Galeries Quatre-Saisons de Sherbrooke a créé « une vague d’émotion » pour l’ensemble des employés.
L’assaut sur l’employé qui travaillait aux abords du Walmart des Galeries Quatre-Saisons de Sherbrooke a créé « une vague d’émotion » pour l’ensemble des employés.

Incident du Walmart : « Une situation extraordinaire », dit la compagnie de sécurité

Les gardiens de sécurité de la compagnie Titan Sécurité, entreprise pour laquelle travaille la victime qui s’est fait faucher par un client en colère samedi, ne craignent pas pour leur sécurité selon le vice-président aux projets spéciaux de la compagnie, Michel Juneau.

« Il n’y a pas eu d’indication que les tensions étaient assez grandes, que les gardiens avaient peur pour leur sécurité, précise-t-il. Mais on note plus d’altercations verbales, des gens qui arrivent déjà chargés d’émotion et on doit les ramener à des niveaux plus acceptables. »

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M. Juneau note de plus en plus d’inquiétude de la part de la population quant à la crise actuelle. « Ça n’a rien à voir avec les compagnies de sécurité. Mais la pandémie sème l’insécurité, la frustration et dans certains cas, la colère », analyse-t-il.

Vague d’émotions

L’assaut sur l’employé qui travaillait au Walmart des Galeries Quatre-Saisons de Sherbrooke a créé « une vague d’émotion » pour l’ensemble des employés. « Tout le monde se demande où on en est rendus dans notre société pour qu’une personne fasse ce genre d’acte de fous. Il faut dire que c’est une situation très extraordinaire. C’est la première fois, de mémoire d’homme, qu’on entend parler de ce qui paraît être une attaque de cette nature sur un agent de sécurité », assure Michel Juneau.

Prochainement, une note à l’interne expliquant la situation sera envoyée aux employés. « On va aussi réitérer le besoin de garder le professionnalisme et le contrôle des situations, explique-t-il. Les gardiens de sécurité donnent une certaine assistance au public afin de garder l’ordre et l’organisation de certaines situations. »

« Nos gardiens vont devoir faire preuve de tout le professionnalisme qu’on leur connaît, d’une grande tolérance, mais en même temps, de savoir où s’arrêter et où on doit faire intervenir la police, poursuit M. Juneau. Je ne commente pas le dossier actuel, car je ne sais pas s’il y avait des facteurs pour dire qu’on a besoin de téléphoner à la police. Si ça va trop loin, on n’est pas là pour jouer au gendarme, on est là pour jouer simplement au gardien de sécurité. »

Michel Juneau est clair : la haute direction est là pour la famille de la victime, qui luttait encore pour sa vie dimanche soir. « On est en contact avec elle, on va voir l’assistance qu’on peut lui donner — d’ordre financier ou autre — pour l’aider à passer au travers de cette situation vraiment exceptionnelle », souligne le vice-président aux projets spéciaux de l’entreprise qui compte un peu plus de 200 employés.

Formation

M. Juneau rappelle que tous les agents doivent recevoir une accréditation du gouvernement pour pouvoir pratiquer leur métier. « Maintenant, on est dans une situation exceptionnelle. On a la permission d’engager des gens plus rapidement que d’habitude à cause du besoin criant d’agents de sécurité », relativise-t-il, expliquant que la victime faisait partie des personnes qui avaient été récemment engagées.