Au lendemain de l’incendie qui a ravagé le 256, rue Dufferin, le maire Steve Lussier devait s’entretenir avec la direction générale de la Ville pour établir la suite des choses.

Incendie sur Dufferin: Lussier promet une décision éclairée

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé le 256, rue Dufferin, le maire Steve Lussier devait s’entretenir avec la direction générale de la Ville pour établir la suite des choses. Comme il l’avait mentionné mercredi, il est top tôt pour que la Ville se prononce.

« Ce matin (jeudi), j’avais beaucoup d’appels à retourner. Nous ne savons pas ce que nous allons faire encore. Je dois rencontrer la direction générale pour voir les procédures. Je demandais au départ qu’on garde les murs droits, mais le temps que je me rende à Montréal, on m’a dit qu’il y avait des risques pour la sécurité. Il fallait démolir. »

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M. Lussier affirme ne pas s’être entretenu avec le propriétaire. « On va laisser le temps que les choses se fassent. C’est très triste. Il y a des gens qui ont perdu leur emploi. »

Steve Lussier a simplement ajouté que les élus prendraient des décisions éclairées.

Pour sa part, le président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, Alexandre Hurtubise, s’attend à un élan de solidarité chez les commerçants.

« C’est certain que c’est triste. C’est désolant, juste avant les Fêtes, alors que c’est une bonne période habituellement. Nous ne sommes pas rendus à penser à l’avenir du terrain. Nous pourrons en reparler après les Fêtes. Pour l’instant, ce que nous voulons, c’est donner du support à ces gens-là. Si les deux commerces veulent se relocaliser, nous serons là et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. Sinon, c’est Commerce Sherbrooke qui s’occupe de trouver de nouveaux emplacements.

« Nous avions vu un élan de solidarité après l’incendie à La Petite Boîte noire et je n’ai pas de doute que nous pourrons sentir la même chose. Ce n’était rien de structuré. C’était vraiment des gens qui, par eux-mêmes, ont offert de donner un coup de main. Pour l’instant, ça se traduit surtout par des messages sur les médias sociaux. »

Le maire Steve Lussier s'est rendu sur les lieux de l'incendie mercredi après-midi.

Jean Charest à la rescousse

Steve Lussier espère compter sur l’ancien premier ministre Jean Charest pour l’aider à faire cheminer des dossiers et pour attirer des investisseurs à Sherbrooke. Le maire rapporte avoir rencontré l’ancien député de Sherbrooke cette semaine. Il a entre autres été question du train de passagers entre Montréal et Sherbrooke.

« Je crois que nous aurons une certaine aide de son côté. Il quitte souvent pour des pays étrangers, comme la France et la Belgique. Il part pour l’Asie bientôt. Nous avons discuté de ce que nous pouvons aller chercher pour emmener ça vers chez nous. »

M. Charest avait agi à titre de président d’honneur de la candidature de Sherbrooke dans la course à l’obtention des Jeux de la francophonie de 2021. C’est finalement Moncton/Dieppe qui avait remporté la mise.

« Il aime beaucoup Sherbrooke, alors pourquoi ne pas s’en servir pour qu’il parle de nous? »

Fin de la cotisation avec Montpellier

Si les relations ont déjà été tendues entre l’ancien maire de Sherbrooke Bernard Sévigny et le maire de sa ville amie en France, Montpellier, les liens avaient été retissés dans les derniers mois. Le maire actuel, Steve Lussier, a choisi de retirer la cotisation de Sherbrooke dans sa relation d’amitié avec la ville européenne.

L’attaché politique et directeur de cabinet par intérim, Sylvain Vessiot, précise que Sherbrooke avait déjà retiré sa cotisation pour l’année 2017.

« On continue à se parler quand même. Il faut juste comprendre qu’il y avait une cotisation à payer et je voulais couper sur certaines cotisations. On verra dans les prochaines années ce que je ferai avec ça. Évidemment, il y a d’autres méthodes de communication avec ces villes-là », affirme M. Lussier.

Selon lui, la cotisation servait à maintenir un lien direct. « C’est comme la cotisation à l’Union des municipalités du Québec. »

Le montant ainsi économisé s’élève à environ 3200 euros, soit un peu moins de 5000 $.

Un lac-à-l’épaule au printemps

Au cours des derniers jours, plusieurs élus ont évoqué la nécessité d’un lac-à-l’épaule pour permettre au conseil d’établir ses priorités pour les quatre prochaines années. « Nous sommes en train de revoir la date. Je voulais faire ça en février, mais nous étirerons un peu pour évaluer certains dossiers. Ce sera en mars ou en avril au plus tard. Nous enverrons un sondage aux élus pour connaître les sujets dont ils souhaiteraient traiter. »

Séance extraordinaire

Les élus se sont rassemblés jeudi pour une séance extraordinaire qui visait à adopter deux résolutions touchant le budget. « Il y a deux résolutions à adopter : une pour les prévisions budgétaires du budget de fonctionnement et une autre pour le programme triennal d’immobilisation. Dans la séance régulière (de lundi dernier), on présente le projet de règlement, qui modifie le règlement 1, qui prévoit toutes les taxes et les modalités de paiement. Ça prend une autre séance pour l’adopter pour que les taxes soient en vigueur à partir du 1er janvier », avait expliqué la greffière Isabelle Sauvé lundi.

« Lors du moment où on donne l’avis, il faut présenter le projet et donner toutes les taxes. Si on l’avait fait avant, il aurait fallu donner la nature des taxes avant la présentation du budget. »

Par cohérence, Vincent Boutin a voté contre le budget de fonctionnement et Pierre Tremblay et Pierre Avard ont inscrit leur dissidence pour l’adoption du règlement d’emprunt pour le projet Well inc.