Le dossier de Roland Gauthier pourrait être confié au programme d'accompagnement Justice santé mentale.

Incendie criminel sur King: un cas pour le programme Justice santé mentale

Accusé d'incendie criminel sur la rue King Est en mars dernier, le cas de Roland Gauthier pourrait être référé au programme d'accompagnement Justice santé mentale (PAJSM).

L'homme de 57 ans revenait devant le tribunal, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

L'incendie criminel a causé d'importants dommages au logement de RolandGauthier situé au 3e étage du 529 de la rue King Est.

Roland Gauthier a été inculpé de deux accusations d'incendie criminel. Il avait été confié au département de psychiatrie du CHUS pour que soit évaluée son aptitude à faire face au processus judiciaire. Il avait été déclaré apte.

Étant donné la gravité des accusations, le cas de Roland Gauthier n'est pas admissible au PAJSM mis en place à l'été 2017.

« On tente de trouver de solutions dans le dossier. Des discussions doivent être menées pour que le dossier soit transféré au programme », explique l'avocate de la défense Me Karine Poliquin.

Le dossier a été reporté au 16 août afin de valider l'admissibilité de Roland Gauthier à ce programme d'accompagnement pour les accusés qui vivent avec un problème de santé mentale.

Me Poliquin tentera de faire réduire l'accusation d'incendie criminel à celle de méfait.

Le programme d'accompagnement Justice-Santé mentale vise à ce que les intervenants des réseaux de la justice et de la santé cherchent des solutions pour réduire les méfaits par un accompagnement spécifique afin d'éviter les récidives.

Le programme s'adresse aux personnes présentant un problème de santé mentale qui ont commis des crimes dans le bas de l'échelle de gravité comme des voies de fait simples, des menaces ou des vols de moindre envergure alors qu'ils se trouvaient dans un état où ils étaient désorganisés sur le plan psychologique.

Les problèmes de santé mentale de ce locataire d'un immeuble de la rue King Est pourraient permettre d'expliquer l'incendie qu'il a allumé dans son logement à la fin février dernier.

S'il avait mentionné aux policiers avoir entendu des voix qu'il associait à Satan avant de mettre le feu au matelas de sa chambre, le rapport d'enquête révèle que l'incendie a été allumé dans le salon. Le matelas n'a pas été brûlé.