Un individu éméché qui a tenté d’étrangler une bénévole de l’Opération Nez rouge alors qu’elle le reconduisait chez lui a reconnu ses torts devant le tribunal.

Il reconnaît avoir tenté d’étrangler une bénévole de Nez rouge

Un individu éméché qui a tenté d’étrangler une bénévole de l’Opération Nez rouge alors qu’elle le reconduisait chez lui a reconnu ses torts devant le tribunal.

Repentant, l’homme de 63 ans s’est présenté devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, lundi, pour plaider coupable à une accusation de voies de fait simple.

La victime est une jeune femme qui faisait du raccompagnement pour Nez rouge dans la soirée du 23 au 24 décembre 2017.

La bénévole de 24 ans ramenait à bon port l’individu dans le secteur du Carrefour de l’Estrie, lorsque ce dernier lui a enroulé la ceinture de sécurité autour du cou pour l’étrangler alors qu’elle se trouvait sur l’autoroute 410.

« Pendant le parcours, l’accusé s’est désorganisé. Il a tiré sur la ceinture de sécurité et la victime par les cheveux. Elle a pu arrêter et se jeter hors du véhicule », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux.

« L’accusé n’a pas de souvenir des événements. Il était assis derrière elle », a expliqué l’avocate de la défense Me Caroline Monette.

En entrevue à La Tribune en décembre 2018, la victime avait expliqué l’état d’ébriété dans lequel se trouvait le sexagénaire.

« Il était trop saoul pour nous dire à quelle adresse le ramener. Nous connaissions seulement la rue. Il s’est assis sur la banquette derrière moi qui conduisais. Mon amie s’est assise à côté de lui. Il était un peu désagréable, mais pas agressif. Le véhicule de poursuite qui m’accompagnait nous a dépassés parce qu’il savait où on allait. Rendu à la hauteur du Plateau Saint-Joseph, l’homme que l’on conduisait a tiré sur la ceinture de sécurité et me l’a enroulée autour du cou pour tenter de m’étrangler. Il tirait fort. Je ne sais pas comment j’ai fait pour m’arrêter sans avoir d’accident. Je ne me rappelle pas avoir suffoqué, mais il m’a écrasé le cou avec la ceinture. J’ai eu une extinction de voix pendant quatre jours. Je pense que le collet de mon manteau m’a protégée », se remémorait la victime.

Les assureurs d’Opération Nez rouge l’ont dédommagée pour ses traitements à la suite du trauma cervical et des deux vertèbres qui ont été déplacées dans son cou. Elle a manqué quelques jours de travail.

Elle a raconté son histoire en souhaitant que l’incident puisse servir de prévention pour tous ceux qui vont effectuer du bénévolat pour l’Opération Nez rouge.

La victime prévoit se faire entendre devant le juge lors des observations sur la peine qui se dérouleront en avril prochain au palais de justice de Sherbrooke.

La poursuite et la défense ont annoncé qu’ils ne s’entendaient pas sur une suggestion commune dans le dossier.