Carolina Batalla et son fils Adrien

« Il est minuit moins une » pour la famille Batalla-Charris

Les Sherbrookois pourront une fois de plus manifester leur solidarité envers la famille Batalla-Charris menacée d’expulsion.

Un rassemblement est prévu samedi devant l’hôtel de ville de Sherbrooke.

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« Il est minuit moins une. Si aucune intervention politique ne se produit, la famille Batalla-Charris devra quitter son foyer des cinq dernières années le 27 novembre prochain », déclare l’organisateur, le Sherbrookois Marc Nadeau, dont les enfants vont à la même école que ceux du couple de Normando Charris et Carolina Batalla.

« Les deux parents ont un emploi, les deux plus vieilles fréquentent l’école de quartier et le petit dernier est né à Sherbrooke. À moins d’un mois de Noël, on ne peut accepter que la famille Batalla-Charris soit expulsée du Canada. »

Rappelons que mercredi, leur demande de sursis de la mesure de renvoi en attendant que le Canada statue sur une demande de résidence permanente pour des considérations humanitaires a été rejetée.

La manifestation, qui se tiendra vers 15 h, a pour but de faire pression sur le gouvernement fédéral et de leur permettre de continuer à vivre et s’épanouir chez nous, ajoute M. Nadeau.

Jeudi après-midi, sur la page Facebook Sherbrooke est Batalla-Charris, près d’une quarantaine de personnes disaient vouloir s’y rendre.

Samedi dernier, plus de 50 personnes s’étaient rassemblées devant le palais de justice de Sherbrooke afin de tenir une vigile pour demander au gouvernement d’accorder un sursis à la famille Charris-Batalla.

Christine Labrie

Pendant ce temps, Christine Labrie, députée de Sherbrooke, se penche aussi sur le dossier. 

« Aujourd’hui (jeudi), dès que j’ai su que les démarches au niveau fédéral n’aboutissaient à rien, mon équipe a pris contact avec la famille pour lui recommander de déposer une demande dans (la plateforme informatique d’immigration) Arrima, afin d’obtenir un certificat de sélection du Québec », affirme-t-elle.

« J’ai écrit à Simon Jolin-Barrette (ministre de l’Immigration) pour l’informer de la situation et lui demander s’il pouvait accélérer le traitement de leur dossier ou utiliser son pouvoir discrétionnaire, compte tenu des circonstances. J’espère qu’il sera sensible à la situation de cette famille et qu’il tiendra compte de leur maîtrise du français et du fait que les deux parents travaillent. Je trouverais ça vraiment malheureux qu’une famille aussi bien intégrée soit expulsée du pays, en pleine année scolaire en plus. Il faut penser à l’intérêt des enfants et leur offrir une stabilité. »