« On est une ville en progression, décrit-il. Le momentum est très fort. Il faut être consciencieux en matière de dépenses », dit le maire de Sherbrooke, Steve Lussier.

Huis clos du budget d’immobilisation: de la chimie et un message fort

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a voulu envoyer un message fort à la sortie du huis clos du conseil municipal en vue du budget d’immobilisation 2020 de la Ville de Sherbrooke samedi : les élus sont unis. Un message qui n’est pas entériné par Évelyne Beaudin.

« Il y a eu une belle chimie entre tous les conseillers. Je pense qu’il fallait envoyer un message clair que ce sont de gros projets mobilisateurs, qu’on travaille depuis très longtemps. On veut que ça se passe bien. Il y a un message fort à envoyer à la population que nous sommes un conseil uni pour les décisions si importantes que celle du Quartier Well Sud, entre autres », a révélé Steve Lussier en entrevue avec La Tribune.

« On est une ville en progression, décrit-il. Le momentum est très fort. Il faut être consciencieux en matière de dépenses. »

Le Quartier Well Sud, les travaux sur les rues des Grandes-Fourches et Galt Ouest, le nouveau parc industriel et le prolongement de la rue René-Lévesque sont au cœur des discussions. « Ce sont tous des points qui coûtent excessivement cher, mais on n’a pas le choix, il faut évoluer et revoir certains secteurs. On n’a qu’à penser à la rue Galt. Ce sont de grosses sommes, mais il fallait revoir ce secteur au niveau de la vitalité. On n’a pas le choix de passer à une autre étape. »

L’aéroport de Sherbrooke cadre également en immobilisation. « Ce projet est en branle, on continue les négociations. Au cours des dernières années, on a injecté plus de 10 M$ à l’aéroport pour que toutes nos installations soient prêtes à recevoir un transporteur. Là, on pourrait en avoir un avec nos installations », mentionne Steve Lussier.

Et est-ce que de nouveaux projets sont dans les cartons?

« Il y a une capacité d’exécution aussi, autant au niveau de la ville que des entreprises privées qui nous accompagnent dans ces projets, rappelle le maire de Sherbrooke. Ils vivent le même problème que nous en termes de main-d’œuvre. Il faut faire attention. Oui, on a de gros projets, mais d’en embarquer plusieurs autres, c’est une autre idéologie qu’il faut regarder différemment. »

Les journées où les élus discutent du budget sont toujours « épuisantes », pense le maire Lussier. « Il y a beaucoup de chiffres à présenter et on le fait pour nos 13 services. C’était la deuxième journée. On devra se revoir le 8 novembre pour prendre les décisions finales. C’est une première pour Sherbrooke de le faire en autant de jours », dit-il, ajoutant que les élus ont commencé à mettre la table pour le budget en juin dernier.

Selon M. Lussier, il est toujours difficile de boucler un budget. « On vit des années difficiles, je n’ai pas peur de le dire. C’est le cas pour toutes les villes au Québec. On a des subventions du gouvernement. On tente d’attacher le tout avec ça, ce n’est pas toujours facile : le gouvernement coupe parfois à certains endroits. Il faut s’adapter », explique le maire.

Le budget sera présenté au conseil de ville le 18 novembre.