La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’aurait jamais accepté de faire de compromis pour la construction du Centre mère-enfant et de la nouvelle urgence de l’Hôpital Fleurimont.

« Hors de question de faire des compromis » pour le Centre mère-enfant

Un sous-ministre de la Santé et des Services sociaux a fait parvenir une lettre à la Société québécoise des infrastructures (SQI) pour lui demander d’agir rapidement et avec une grande diligence pour accélérer les délais dans la construction du Centre mère-enfant et de la nouvelle salle d’urgence de l’Hôpital Fleurimont.

Récemment, la SQI avait annoncé que le Centre mère-enfant et la nouvelle urgence pourraient accueillir leurs premiers patients seulement en 2024 ou 2025, deux ans plus tard que prévu initialement.

Les professionnels, qui seront embauchés sous peu, pourront partir des plans et devis existants pour bâtir un nouvel échéancier pour le projet.

« Après le 30 juin, nous devrions avoir une meilleure idée de l’échéancier pour la construction », soutient la présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Patricia Gauthier.

La PDG souhaitait que tout soit réglé avant son départ à la retraite le 31 mai; ce ne sera pas le cas. Elle est néanmoins confiante que le bâtiment attendu depuis si longtemps finira par lever de terre.

« J’espère que les délais seront les plus courts possible », dit-il.

Hors de question de faire des compromis en cours de route, affirme-t-elle haut et fort.

« Je préfère cette nouvelle façon de faire le projet plutôt que de devoir faire des choix dans notre projet pour arriver à construire en respectant le budget initial. Nous aurons ce bâtiment pour les 40 prochaines années. Il était hors de question de faire des compromis et qu’il ne corresponde pas à nos besoins cliniques dès le départ », clame-t-elle.

Rappelons qu’à la mi-mars, on apprenait que la construction du tant attendu Centre mère-enfant et de la nouvelle urgence sur le site du CHUS Fleurimont était officiellement relancée, quelques mois après avoir été freinée pour des questions budgétaires. La SQI avait reçu l’automne 2018 une seule soumission qui dépassait de plusieurs dizaines de millions de dollars le budget fixé dans le cadre du premier appel de propositions.

La SQI a donc relancé en mars les appels d’offres « en lots » plutôt qu’un appel d’offres pour l’ensemble du projet comme ce fut le cas la première fois. Ce type de gérance demande toutefois plus de temps qu’un projet « clé en main ».