L’implantation des horodateurs dans les établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS s’est fait dans les règles de l’art, selon le Protecteur du citoyen.

Horodateurs: le CIUSSS a respecté les règles, dit le Protecteur du citoyen

Le travail d’implantation des horodateurs au CIUSSS de l’Estrie-CHUS a été effectué dans les règles de l’art, soutient le Protecteur du citoyen, qui s’est penché sur le dossier à la suite de la plainte d’un citoyen.

L’insatisfaction des usagers, qui doivent payer à l’avance, est toutefois prise en compte.

« Des demandes ont été faites pour que les horodateurs puissent aussi accepter les cartes de débit. Lorsque ce sera possible, une autre fonctionnalité sera étudiée, celle de l’arrêt de paiement. Cette fonctionnalité permettrait aux usagers qui auraient utilisé une carte de crédit ou de débit pour faire leur paiement d’arrêter le paiement au départ de l’hôpital si le temps estimé à l’arrivée n’a pas été utilisé en entier », écrit la déléguée du Protecteur du citoyen dans son rapport.

La déléguée reconnait aussi les efforts effectués par la direction du CIUSSS pour corriger certains problèmes, notamment en ajoutant des horodateurs près de certaines salles d’attente afin que les usagers puissent ajouter du temps plus facilement si leur visite à l’hôpital devait se prolonger. Ainsi, à l’Hôtel-Dieu, quatre horodateurs ont été ajoutés aux neuf déjà prévus, et huit ont été ajoutés aux onze prévus à l’Hôpital Fleurimont.

De plus, souligne-t-elle, « un processus d’annulation d’une contravention a aussi été mis en place. Une note à cet effet est jointe à la contravention. Les usagers qui peuvent démontrer qu’ils étaient dans l’incapacité physique ou psychologique de payer les frais de stationnement pour la durée totale de leur visite à l’hôpital verront leur contravention annulée. »

Elle souligne également que le dossier demeure « en constante évolution au CHUS » et que des réunions mensuelles se tiennent entre des représentants du CIUSSS, de la Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), gestionnaire des stationnements, le commissaire aux plaintes et une personne-ressource du comité des usagers « dans un processus d’amélioration continue ».

Dans son analyse, la déléguée de la Protectrice du citoyen souligne notamment que le prix à payer pour utiliser les stationnements du CIUSSS a subi une diminution par rapport à l’ancienne façon de procéder.

Compte tenu des tous ces éléments, le Protecteur du citoyen ne fait donc pas de recommandation au CIUSSS.