Étant donné que Junior Morin a recommencé à travailler, la juge a enlevé la condition de se rapporter chaque semaine au poste de police de la Sûreté du Québec de Coaticook.

Homicide involontaire: la juge assouplit les conditions de Junior Morin

Accusé de l’homicide involontaire coupable de Dany Ruel à Coaticook en octobre dernier, Junior Morin a modifié, mardi, ses conditions de remise en liberté.

Une affaire de triangle amoureux serait à l’origine de cet événement tragique.

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En novembre 2019, Morin avait été remis en liberté sous de sévères conditions après avoir passé une dizaine de jours en prison.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a autorisé Morin à se rendre à l’extérieur de l’Estrie.

Étant donné qu’il a recommencé à travailler, la juge a aussi enlevé la condition de se rapporter chaque semaine au poste de police de la Sûreté du Québec de Coaticook.

Junior Morin et Dany Ruel se sont croisés au cours de la soirée au bar l’Épervier de Coaticook le 26 octobre.

Celui qui allait devenir la victime dans cette affaire était en compagnie d’une femme qui avait déjà fréquenté Junior Morin.

À l’intérieur du bar, rien ne laissait croire à une mésentente entre les trois personnes.

Cependant, à l’extérieur, il y aurait eu une première altercation mineure entre les deux hommes.

Altercation

Plus tard dans la nuit, Dany Ruel s’est rendu chez la femme convoitée par les deux hommes.

Au moment où Junior Morin retourne chez lui, Ruel va le rejoindre sur la rue Thibault.

Une dispute éclate alors entre les deux hommes.

Si les versions des témoins diffèrent sur qui a poussé qui en premier, Junior Morin a avoué avoir donné un seul coup de poing à Dany Ruel.

La victime s’est frappé la tête sur l’asphalte. Il est tombé dans le coma. Il est décédé trois jours plus tard.

L’avocat de la défense Me Patrick Fréchette avait soulevé la légitime défense dans cette affaire.

Comme conditions de remise en liberté, Junior Morin doit rester chez ses parents, respecter un couvre-feu entre 22 h et 7 h, ne pas consommer d’alcool ou de drogue, ne pas communiquer avec la femme qui est au cœur de cette affaire et ne pas fréquenter les bars.

Junior Morin possède des antécédents judiciaires. Il aurait été impliqué dans une affaire de harcèlement dans le cadre d’un triangle amoureux. Il aurait également un dossier portant sur les stupéfiants en 2014 et 2015.

C’est Me Émilie Baril-Côté qui représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier a été reporté au 17 février.

Dany Ruel