À moins d'une opposition lors de l'investiture pour la direction du parti Sherbrooke Citoyen, la professeure de l'Université de Sherbrooke et ex-candidate de Québec Solidaire Hélène Pigot briguera la mairie de Sherbrooke cet automne.

Hélène Pigot reluque la mairie

Professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke et ex-candidate de Québec Solidaire, Hélène Pigot briguera la mairie de Sherbrooke sous la bannière du parti Sherbrooke Citoyen. À moins d'une opposition lors de l'investiture pour la direction du parti, sa candidature sera officialisée lors du congrès de l'organisation politique le 18 mars.
Mme Pigot a confirmé ses intentions lors d'un 5 à 7 tenu mardi soir. « Plusieurs personnes ont montré leur intérêt à se présenter, mais pour l'instant, je suis la seule sur la liste pour la direction du parti. »
La professeure, approchée par les membres de Sherbrooke Citoyen pour poser sa candidature, s'est dite séduite par l'idée même d'un parti politique municipal. « Ça donne un message clair aux citoyens. Ça donne la ligne et les principes qu'on défend. Le fait de se regrouper, d'être une équipe, me motive. C'est vraiment un parti jeune avec des idées jeunes. Nous avons besoin de faire un contrepoids sur des politiques qui vont comme elles vont, qu'on laisse aller. Les gens veulent des politiques plus dynamiques. Ils n'ont plus envie de se faire dicter des décisions, de voter une fois aux quatre ans et de retourner se coucher. Ils ont envie d'être consultés, d'influencer. »
Hélène Pigot s'est reconnue dans l'orientation de la participation citoyenne qui permet aux individus de « s'intégrer à la politique municipale ». « Il y a aussi d'autres thèmes très porteurs. La bonne gouvernance est une ligne de conduite qui me plaît. C'est la chose de base : que la politique se fasse proprement. Je compte bien que l'équipe soit intègre et qu'on permette aux citoyens de s'en rendre compte, qu'ils puissent constater. »
Pour Mme Pigot, la question environnementale est aussi devenue incontournable.
Autrefois tentée par le palier provincial, la candidate estime que la scène municipale est non seulement plus près de la population, mais qu'elle présente aussi des défis intéressants. « Le fait qu'on soit près des gens, on voit les conséquences. J'ai l'impression qu'on est un peu verrouillé au provincial et au fédéral. Il y a deux partis qui ont la mainmise et il y a peu de place aux idées neuves. Sherbrooke est une ville très intéressante avec de beaux défis dans tous les sens. Le milieu communautaire est très fort, il y a un souci de l'environnement et c'est un pôle d'enseignement avec des gens prêts à s'investir. L'Université de Sherbrooke et le Québec offrent un cadre de vie qui incite les jeunes à rester à Sherbrooke. »
Hélène Pigot compte prendre le défi de se présenter aux élections municipales avec le même sérieux qu'elle avait abordé l'élection provinciale. Elle compte aussi être présente à l'occasion lors des séances du conseil municipal « pour voir comment les choses se placent ».
Au moins deux hommes et deux femmes auraient aussi manifesté leur intention de briguer des postes de conseiller pour Sherbrooke Citoyen, mardi soir.
Jacques Fortier dit non
Des rumeurs persistantes relayaient également le nom de Jacques Fortier, président du conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie, comme candidat potentiel à la mairie. Le principal intéressé affirme toutefois qu'il ne sera pas sur les rangs. « Je n'en reviens pas des rumeurs. La politique m'a toujours intéressé, j'ai été impliqué au municipal, au provincial et au fédéral, j'ai vécu de beaux moments, mais je me réalise pleinement dans ma profession d'expert en sinistre, comme président du C.A. du CHUS et comme actionnaire du Phoenix. Je suis touché par les rumeurs, mais ce n'est pas dans mes plans pour la suite des choses. »
Approché il ya quatre ans, M. Fortier avait jugé que le moment était mal choisi. Aujourd'hui, il prépare la relève pour son entreprise. « J'ai amplement de quoi m'occuper. Je ne compte pas en rajouter. »