Julie Dionne, candidate pour Sherbrooke Citoyen dans le district de l’Université, et Hélène Pigot, chef du parti.

Hélène Pigot prévoit un surplus de 5 M$

Hélène Pigot, chef de Sherbrooke Citoyen, prévoit boucler le budget de sa première année à la mairie avec un surplus de cinq millions de dollars. Le parti évalue les dépenses à huit millions de dollars tout en estimant des revenus de 13,2 M$ dès la première année.

Selon les chiffres avancés par le parti, les nouvelles dépenses liées aux engagements durant la campagne représentent un total de 4 M$, soit 2,5 M$ pour le bus express, 750 000 $ pour la hausse du budget du transport actif et 160 000 $ pour le budget de la culture. Le parti prévoit aussi un montant de 500 000 $ pour des ressources humaines supplémentaires, 100 000 $ pour le fonds d’économie sociale, et 45 000 $ pour mettre à niveau le financement des organismes communautaires.

À ces nouvelles dépenses s’ajoutent, selon Sherbrooke Citoyen, des augmentations de salaire pour les employés de la Ville, évaluées à 2,7 M$ et la facture reliée à Valoris qui s’élève à 700 000 $ en 2017 et à 1,4 M$ en 2018.

13 M$ en revenus

De l’autre côté du balancier, Sherbrooke Citoyen prévoit que 5 M$ devraient être remboursés par des entreprises qui ont fait de la collusion à Sherbrooke et qui sont présentement en négociation avec la Ville. D’autre part, 2,5 M$ seront tirés des redevances de développement que le parti compte percevoir auprès des promoteurs. Le parti envisage aussi d’aller récupérer quelque 500 000 $ par une vérification d’optimisation des organismes paramunicipaux.

« On exclut les organismes communautaires et la STS, précise Julie Dionne, qui fait partie du comité économique du parti, la Ville a eu un effort très important à faire et on pense que le même exercice doit être fait chez Destination Sherbrooke et Sherbrooke Innopole par exemple. »

À ces revenus s’ajoutent, selon Sherbrooke Citoyen, les économies de 2,7 M$ liés au programme d’optimisation de l’administration en place et une hausse des revenus de taxes de 2 M$ à prévoir en raison de la hausse graduelle et constante du parc immobilier, ainsi qu’un montant de 500 000 $ qui proviendra de la baisse des coûts des régimes de retraite.

Les prévisions n’incluent pour l’instant aucune hausse de taxe municipale.

« On s’est engagé à une hausse selon l’indexation, pas à un gel, mais selon nos calculs nous n’en aurions pas besoin du moins pour la première année, explique Julie Dionne. Mais c’est évident qu’en arrivant sur place, on agirait de manière responsable, l’objectif n’est pas d’endetter la ville. »

« Je suis très fier de présenter ce budget équilibré, résume Hélène Pigot. On est les seuls à proposer une diversification des revenus qui va amener plus que seulement l’argent des taxes des citoyens ».