Geneviève Hébert

Hébert entre dans un bureau de comté vide

La nouvelle députée de Saint-François, Geneviève Hébert, déplore le peu de collaboration offerte par son prédécesseur à l’occasion de la transition dans la circonscription. Elle s’est même retrouvée devant des «classeurs vides».

Avant son assermentation de mardi, la députée désignée a tenté d’établir un dialogue avec le député libéral sortant, Guy Hardy, et ce, afin de discuter transition et de préparer la relocalisation du bureau.

Malheureusement, l’ouverture n’était pas au rendez-vous, se désole Mme Hébert dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin.  Elle dit s’être fait refuser l’accès au bureau par des membres de l’équipe de M. Hardy et n’a pas été en mesure de lui parler directement.

Ce n’est qu’après son assermentation que la nouvelle députée de Saint-François a pu mettre le pied dans le bureau de circonscription, le 17 octobre, pour y trouver des classeurs totalement vides. Les dossiers avaient été détruits, ajoute la caquiste.

« C’est une situation tout à fait déplorable. Assumer la fonction de député est un privilège et, dans la victoire comme dans la défaite, c’est l’intérêt des citoyennes et citoyens qui devrait prévaloir sur l’intérêt partisan», lance-t-elle.

«C’est d’autant plus choquant quand on pense que ce sont les contribuables qui paient le salaire des députés et de leur équipe. Détruire les dossiers est à mes yeux un grave manque de respect d’abord et avant tout envers les citoyennes et citoyens, les associations, les organismes et les entreprises qui ont consacré du temps et de l’énergie à présenter des demandes à leur représentant à l’Assemblée nationale du Québec.»

Sur une note plus positive, Geneviève Hébert dit être en politique pour briser ce genre «de mauvaises habitudes et combattre le cynisme à l’égard de la classe politique». Elle voit la destruction des dossiers comme un défi supplémentaire à relever et fait un appel à tous pour rattraper le temps perdu.

« Je me fais un devoir d’être à l’écoute et au service des citoyens et c’est un engagement que je veux que toute mon équipe respecte aussi», dit-elle.

« À ce stade-ci, l’important pour moi est de développer rapidement un lien avec les acteurs du milieu, connaître leurs préoccupations, projets, ouvrir des dossiers et traiter efficacement les demandes. Les citoyennes et les citoyens de Saint-François ont voté pour le changement. Je n’ai pas l’intention de les décevoir! Je demanderai à mon équipe de miser sur une approche proactive, plutôt que réactive, afin d’accélérer la collecte d’informations. J’encourage tout de même les citoyennes et citoyens, associations, organismes et entreprises de la circonscription de Saint-François à m’adresser des demandes de rencontre pour me parler de leur réalité et leurs besoins.»