Geneviève Robert dit ne pas avoir subi d’impact des manifestations violentes qui secouent Haïti présentement.

Haïti : une Sherbrookoise parmi les touristes évacués

La Sherbrookoise Geneviève Robert est restée coincée en Haïti pendant quatre jours. Elle se trouvait parmi la centaine de touristes québécois rapatriés au pays samedi. Elle se compte chanceuse que sa mésaventure ne lui ait pas causé trop de désagréments.

Son séjour en Haïti aura été allongé de quelques jours seulement, puisque Mme Robert devait prendre l’avion du retour mercredi.

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« Je n’ai pas eu d’impact. J’étais encore en vacances. Je n’ai pas eu de perte de salaire. Si on compare au groupe du dimanche, ceux qui devaient partir le 10 février, leur dynamique était plus stressante. Ils commençaient à être un peu frustrés de ne pas avoir de réponse », raconte-t-elle.

Même si elle était au courant de la tournure violente des événements à Port-au-Prince, la Sherbrookoise n’a pas vraiment senti le conflit dans l’hôtel de villégiature où les Québécois étaient logés.

« On était quand même isolés et loin de Port-au-Prince. L’hôtel s’occupait très bien de nous. Le trajet pour se rendre à l’hôtel a été un peu chaotique, les gens commençaient à se préparer [pour les manifestations]. Mais sur le site, on ne sentait pas ce qui se passait à l’extérieur. C’est vraiment parce qu’on avait un réseau internet qu’on a commencé à voir les articles apparaître. L’inquiétude de nos familles aussi qui nous envoyaient des nouvelles. »

Geneviève Robert

La Sherbrookoise a l’habitude de voyager, et elle ne se considère pas comme une personne stressée. Elle reste tout de même secouée par les événements.

« C’est une grosse expérience… Je ne pensais jamais vivre ça. Je le prends vraiment comme une aventure particulière. Somme toute, l’histoire a bien fini, personne n’a été blessé et on est tous rentrés. C’est particulier, tout dépendant de la tolérance au stress. »

Mme Robert a voyagé de l’hôtel vers l’aéroport en hélicoptère. Elle n’a pu prendre que 5 kilos de bagages avec elle.

Elle n’est pas passée par les routes. À son arrivée pour prendre l’avion, elle a rencontré des Québécois qui eux avaient voyagé vers l’aéroport en voiture, et quelques histoires étaient quelque peu plus rocambolesques que la sienne, témoigne-t-elle.