La conseillère Christine Ouellet n'a pas digéré la proposition de sa collègue Hélène Dauphinais, au lendemain du budget, de sabrer les sommes accordées à la mise en oeuvre du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR).

Gestion des matières résiduelles : Dauphinais comprend mal, déplore Ouellet

La conseillère Christine Ouellet n'a pas digéré la proposition de sa collègue Hélène Dauphinais, au lendemain du budget, de sabrer les sommes accordées à la mise en oeuvre du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR). Au conseil municipal lundi, Mme Ouellet a cherché à démontrer que Mme Dauphinais comprenait mal le rôle d'un PGMR.
Dans un article publié dans La Tribune du 28 décembre, Hélène Dauphinais voyait un potentiel d'économies de 100 000 $ liées au PGMR. « L'effort est fait par Valoris. Il y a bien plus d'impact là que d'envoyer une patrouille fouiller dans les poubelles pour sensibiliser les citoyens », disait-elle.
« Dans son affirmation, Mme Dauphinais mélange trois choses complètement différentes qui témoignent de son incompréhension de l'enjeu de la gestion des matières résiduelles sur son territoire », a lancé Mme Ouellet, également présidente du comité de l'environnement.
« Le PGMR 2016-2026 est une planification réglementaire imposée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il vient dicter des actions à mettre en oeuvre pour atteindre des objectifs nationaux de récupération et de valorisation des matières résiduelles pour détourner le plus de matières de l'enfouissement. »
« En infraction »
Christine Ouellet a fait valoir que les Villes bénéficient de redevances pour les matières qu'elles détournent de l'enfouissement. En 2016, Sherbrooke a obtenu des redevances de 1,6 M$ pour la mise en oeuvre de son PGMR. Elle a du même coup énuméré des actions proposées dans le plan : la municipalisation des collectes pour les institutions, commerces et industries, la collecte des matières organiques dans les écoles et la possibilité d'avoir des écocentres industriels.
« Selon la logique de Mme Dauphinais, le fait de balancer la mise en oeuvre des actions du PGMR contribuerait à nous mettre en infraction par rapport aux obligations du Ministère », clame Christine Ouellet.
Mme Ouellet ajoute que les matières recyclables résidentielles sont dirigées vers Récup Estrie. « Elles ne sont pas triées par Valoris. Valoris vient en complément de ce qui se fait en amont pour trier le bac noir. »
Hélène Dauphinais rétorque que son exercice sur le budget visait à identifier des pistes de solution pour offrir un gel de taxes aux contribuables. « La décision d'utiliser Valoris a été prise longtemps avant que j'arrive pour identifier la direction à prendre pour la gestion des matières résiduelles à l'avenir. Pour faire un bond en avant, il fallait regarder autre chose et c'était Valoris. La valeur ajoutée de Valoris pour réduire l'enfouissement est beaucoup plus grande que ce qu'on fait avec plusieurs petites mesures du PGMR, dont la sensibilisation de la patrouille verte. »