Gestes sexuels sur trois mineures : Martin Letendre passe aux aveux

Martin Letendre a reconnu, jeudi, à Sherbrooke des gestes sexuels virtuels sur trois victimes mineures.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, il a reconnu avoir donné de l’argent à des mineures en échange de « sextos ».

L’homme de 59 ans a aussi reconnu avoir échangé des conversations de nature sexuelle où il se mettait en scène avec des enfants.

Letendre demandait des photos nues aux mineures et il envoyait des photos de lui-même nu.

À une autre victime, Martin Letendre lui a demandé des photos nues. Il l’a rencontrée à au moins une reprise où l’accusé consommait de la cocaïne et du cannabis avec elle.

Il a aussi reconnu avoir demandé des photos nues à une troisième victime mineure en échange d’argent. Il a répété ce même stratagème à au moins cinq reprises.

L’homme de Saint-François-Xavier-de-Brompton a plaidé coupable à des accusations de leurre informatique, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans, de production et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile et de trafic de stupéfiants.

Les évènements qu’il a reconnus se sont déroulés entre juin 2018 et janvier 2019.

Il est détenu depuis la mi-janvier pour ces diverses accusations en lien avec la pornographie juvénile.

À son retour devant le tribunal le 13 janvier 2020, Letendre fixera le moment des observations sur la peine de même qu’un procès concernant une quatrième victime alléguée.

Un rapport présentenciel avec un volet sexologique a été demandé au tribunal.

Ce sont les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec qui ont arrêté Letendre, le 16 janvier dernier à son domicile du 6e rang.

L’enquête avait été ouverte à la suite d’un signalement fait par Google en juin 2018. Deux mois plus tard, une plainte a aussi été enregistrée contre Letendre qui avait fait des « sextos » avec une mineure.

Me Christian Raymond défend l’accusé tandis que Me Joanny Saint-Pierre représente le ministère public dans cette affaire.

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Accusé d'avoir abusé de six mineures

Un homme de Coaticook devra se défendre de 34 accusations en lien avec des agressions sexuelles sur six victimes mineures et du leurre informatique de mineures.

Après le dépôt de 34 accusations devant le tribunal au palais de justice de Sherbrooke, Guillaume Duclos-Ferland a été conduit en psychiatrie légale du CHUS-Hôtel-Dieu pour que son aptitude à faire face au processus judiciaire soit évaluée.

Il est accusé d’agression sexuelle, d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et de leurre informatique et d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite pour faciliter la perpétration de gestes sexuels entre décembre 2018 et le septembre 2019.

Les six victimes d’agression sexuelle sont mineures. Les gestes auraient été commis à Sherbrooke, Magog et Windsor.

Sur une autre victime, Guillaume Duclos-Ferland est accusé de leurre informatique entre décembre 2018 et février 2019. L’homme de 21 ans est aussi accusé d’avoir accédé à de la pornographie juvénile durant cette période.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui a interdit de communiquer avec les victimes alléguées, de même que les témoins dans ce dossier. C’est la Régie de police Memphrémagog qui a mené l’enquête dans cette affaire.

Me Benoit Gagnon, de l’aide juridique, défend l’accusé, alors que Me Marilène Laviolette représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier a été reporté au 5 décembre. 

Guillaume Duclos-Ferland