Gervais Roy discute avec son avocat Me Mathieu Chenette de l’aide juridique.
Gervais Roy discute avec son avocat Me Mathieu Chenette de l’aide juridique.

Gervais Roy devra se défendre d’une nouvelle accusation

Coupable de gestes de contacts sexuels sur quatre victimes mineures, Gervais Roy devra se défendre d’une nouvelle accusation concernant un cinquième plaignant.

Roy a plaidé non coupable à la nouvelle accusation portée contre lui, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Ce sont des faits qui avaient été abordés lors du procès pour les quatre premières victimes. Le nouveau plaignant a décidé d’aller de l’avant dans les procédures à la suite du procès », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Laïla Belgharras.

L’individu de 63 ans est accusé d’attouchements sexuels en 1987 sur un enfant de moins de 14 ans et d’agression sexuelle entre septembre 2002 et janvier 2003 sur cette même victime à Coaticook. 

Ce nouveau dossier reviendra devant le tribunal le 13 mars prochain.

Gervais a été reconnu coupable de divers gestes sexuels en novembre 2019 à la suite du procès concernant les quatre premières victimes dans la région de Coaticook.

Ces gestes se sont déroulés entre 1979 et 1995.

Gervais Roy a été reconnu coupable d’agression sexuelle, de grossière indécence et d’attentats à la pudeur.

« Une offre formelle a été faite pour la peine. J’en ai informé les victimes. Je vais lire une lettre pour une victime qui sera présente au tribunal », mentionne Me Belgharras.

Le dossier a été reporté le 17 avril prochain pour les observations sur la peine. Me Belgharras ainsi que l’avocat de la défense Me Mathieu Chenette de l’aide juridique présenteront alors les observations sur la peine au tribunal.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras.

Parents présents

Les parents de certaines victimes étaient présents, lundi, au palais de justice de Sherbrooke pour la nouvelle comparution de Gervais Roy.

« Il disait aux victimes que si elles parlaient, il allait tuer leurs parents. Il régnait par la peur. Il faut que le juge tienne compte de cet aspect que je considère comme une certaine forme de terrorisme », explique le père d’au moins une des victimes.

« Ces victimes ont vécu l’horreur et la terreur. J’aimerais qu’il ne soit pas condamné à une sentence bonbon. Il faut que ces histoires soient connues, car je crois qu’il y a peut-être d’autres victimes », estime la mère d’au moins une des victimes de Gervais Roy.